CESSP · Unité mixte
Centre Européen de Sociologie et de Science Politique
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HAL publications
81
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11
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Parent institutions
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Paris, Centre national de la recherche scientifique
Location
Paris
Founded
2010
Persistent identifiers
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Political science
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Sociology
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History, Philosophy and Sociology of Sciences
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Law
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Social Anthropology and ethnology
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Education
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Frequent keywords: genre, france, gender, socialisation, politique, pierre bourdieu, european union, révolutions, avortement, social media
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2025
Alors que le scrutin de juin 2024 a renforcé les droites radicales et eurosceptiques au Parlement européen, ce projet de recherche se penche sur les dynamiques croisées de contestation et de défense de la démocratie libérale à l’échelle européenne. Il explore le paradoxe par lequel les organisations européennes, fondées sur la promotion du libéralisme politique et la protection des droits humains, sont aussi devenues un lieu central pour des attaques contre la démocratie libérale. Ce projet se distingue sur trois points de la littérature existante, majoritairement présentiste et focalisée sur l’Union européenne : il historicise la politique labellisée depuis 2010 « sauvegarde de l’Etat de droit en Europe » et replace la « vague illibérale » actuelle dans la dynamique globale de recomposition idéologique des droites depuis les années 1980 ; il développe une approche micro-sociologique relationnelle, centrée sur les interactions entre ces forces opposées dans de multiples arènes institutionnelles où se croisent des processus de légitimation et de délégitimation de la démocratie libérale ; il englobe les trois principales organisations européennes - l’UE, le Conseil de l’Europe et l’OSCE - afin d’obtenir un panorama global et précis à la fois des politiques européennes de protection de la démocratie libérale, comme des forces politiques et sociales qui la contestent. Notre enquête, qui combine un volet quantitatif et un volet qualitatif, s’organise autour de deux axes de recherche étroitement liés l’un à l’autre, consacrés respectivement à la (re)structuration de forces illibérales dans les arènes institutionnelles européennes et à leurs marges, et à la fabrique et à la subversion d’une politique composite de protection de la démocratie.
2024
Astronome, vulgarisateur et écrivain jouissant d'une énorme popularité de son vivant, Camille Flammarion (1842-1925) a laissé une grande quantité d’archives encore peu exploitées jusqu’à ce jour. Le projet ARCHIFLAMM a deux objectifs principaux : (1) préparer une édition scienti-fique numérique de sa correspondance et d’une partie de ses archives ; et, (2) à partir de ce cor-pus inédit, explorer les ressorts de la popularité d’un savant aux marges de la science officielle, dans une perspective transnationale et interdisciplinaire (histoire des sciences, histoire culturelle et sociale, études littéraires, anthropologie). ARCHIFLAMM produira et suscitera des travaux nouveaux ayant trait à quatre domaines interreliés de la pratique de Flammarion : (a) sciences et techniques de l’observatoire en milieu amateur ; (b) dimensions épistémiques et sociales d’un réseau transnational ; (c) techniques littéraires dans les écrits scientifiques populaires ; (d) spiritisme et recherches sur la vie après la mort et la vie extraterrestre. Dans une démarche des sciences participatives, ARCHIFLAMM s’appuie sur la collaboration de membres de la Société astronomique de France (SAF), fondée par Flammarion en 1887.
2023 – 2026
Genealogies of Human Capital (GenHumCap) explores the rise of human capital theories between the collapse of the labor theory of value and the World Bank’s recent Human Capital Plan. Specifically, it charts how human life, although formally absent from market exchange, was rendered tractable to neoclassical practices of valuation and calculated investment; then how diverse experts used these methods to reconfigure healthcare, development aid, and population control programs in the name of maximized future wellbeing. Using methods from sociology, the history of science, and the digital humanities, the project will gather new data from archives, expert interviews, and new text-mining techniques, analyzing the results in light of contemporary French sociological studies of the social sciences. It will do so in close dialogue with leading sociologists at the CESSP in Paris, under the supervision of Professor Gisèle Sapiro. To disseminate its findings, the project will result in a conference, two academic articles, and a book manuscript; and in public-facing summaries in newspapers and EU-sponsored dissemination projects. Through innovative, interdisciplinary methods, GenHuC will provide the first substantial investigation into human capital, advancing multiple fields by reframing a series of sociological debates on 'neoliberalism,' 'biopolitics,' and 'biocapital,' and creating new connections between the history of science, sociology, and economics. In the process it will cement the base for a competitive research career in European academia.
2023
Le projet que nous proposons, largement inspiré de ce que nous avons pu faire depuis au moins dix ans, est de co-construire avec des structures issues de la société civile un programme scientifique à forte dimension mémorielle et sociétale. L’originalité du projet est de proposer un volume inédit de témoignages recueillis à diverses périodes sur la Résistance et ce que nous dénommons la déportation de répression, annotés et documentés. Alors que les derniers témoins disparaissent, il est impératif de fournir des corpus de référence. Dans ce projet TEMOINS3945, il s’agira concrètement et ensemble, de mettre en ligne des centaines de témoignages écrits, sonores et audiovisuels en les accompagnant d’une présentation, d’un appareil critique, de mots clés et de documents annexes (archives familiales et archives publiques). On touche au cœur de la démarche scientifique avec le repérage de sources et la constitution d’un appareil critique, tant on sait que les sources ne parlent pas d’elles-mêmes. La recherche de documents annexes relève également de cette démarche heuristique. Ce travail sera réalisé en commun par des académiques et par les réseaux de correspondants issus de la société civile. Ces partenaires comptent au premier rang de leurs priorités la transmission mémorielle. Les Fondations associées comme le Mémorial ont un conseil scientifique. Le partenariat est ancien, en particulier au sein de l’équipex MATRICE (2011-2024) dont les Fondations et le Mémorial du Camp de Rivesaltes sont partenaires dans un accord de Consortium.
2022 – 2026
GEM-DIAMOND's agenda speaks to a cross-section of the Commission's political priorities for 2019-2024, most notably its push for renewed European democratic practices. As part of a wider ongoing research programme on Globalisation, Europe & Multilateralism, the project will delve into the impact of EU instruments on Democratic Institutions, the rise of Alternative MOdels, and present-day mounting Dissensus driven by internal contestation and external competition. Scientifically, the project will result in research and training outputs that will be of direct benefit in terms of improved citizens’ knowledge and democratic practices. Expected innovations produced by the 15 early career Researchers are anchored in: (1) an original conceptual understanding of 'dissensus'; (2) a unique form of interdisciplinary and methodological coherence; and (3) new empirical findings assessing the shifting efficiency and legitimacy of EU instruments. Educationally, the project offers an integrated training curriculum that will foster excellent research, further structure Ph.D. training at the European level, and help set new global standards in the field. The proposed Consortium is uniquely positioned to provide high-quality accredited degrees given that its members have decades of experience in the field and together have awarded over 50 double doctoral degrees. Societally, its Dissemination, Exploitation & Communication efforts will have a sustainable impact on the European Research (ERA) and Higher Education (EHEA) Areas rooted in its innovative practices and original research. The project will boost the career prospects of 15 researchers, promote innovative research practices standards with Open Science, and encourage innovative democratic practices through citizen science platforms hosted across Europe with an eye on ensuring all findings are readily available and directly exploitable. This will strengthen the prospects of civic participation and liberal democracy in the EU.
2022
Depuis les années 1970, les sciences sociales ont analysé la science comme un ensemble de pratiques sociales historiquement et géographiquement situées, une approche qui a transformé notre vision de la production scientifique. SciOUTPOST met en lumière les lieux scientifiques aux marges des territoires d'outre-mer hérités de la conquête coloniale. Ce projet propose de théoriser le concept d'"avant-poste scientifique" et de le tester pour caractériser les lieux qui ne sont ni des centres de calcul ni des sites de terrain, qui sont permanents, éloignés, et relativement autonomes, et où les modes de vie temporaires entremêlent vie privée et vie professionnelle intensive, scientifiques et non-scientifiques. Enfin, ces pratiques excluent les éventuels savoirs locaux et produisent un savoir universel exclusif. Ce projet sera mené de manière interdisciplinaire, en croisant les approches des STS, de la sociologie politique, de l'anthropologie, de la géographie et de l'histoire. En outre, SciOUTPOST favorisera les échanges avec les spécialistes des sciences naturelles travaillant dans ces infrastructures. Chaque étude de cas sera réalisée par une combinaison de travail de terrain (observation in situ, histoires de vie, entretiens) et d'étude d'archives, toujours guidée par le cadre conceptuel partagé. Le concept d'avant-poste sera testé en étendant progressivement la comparaison, d'une première étape déjà explorée entre les centres de lancement spatiaux en Algérie, les observatoires volcanologiques en Martinique et les stations de biologie tropicale en Guyane, aux observatoires astronomiques, aux stations polaires (Arctique et Antarctique), aux îles des TAAF, aux stations météorologiques, aux stations archéologiques au Maghreb. La comparaison se fera également entre les périodes historiques, les zones géographiques, les disciplines, puis la " nationalité " de ces infrastructures au-delà des territoires français d'outre-mer qui restent le centre d'intérêt de SciOUTPOST.
2020
Ce projet propose d’examiner les formes de l’articulation entre travail et famille mises en place pendant et après le confinement, en les croisant à une analyse des inégalités sociales, notamment de classes et de genre, situées dans des contextes nationaux contrastés. Nous proposons in fine une analyse des transformations engendrées sur le plan du maintien en emploi et de la poursuite de la carrière professionnelle (en particulier des mères), de l’organisation du travail et de son articulation avec les engagements familiaux, de l’éducation et de la continuité pédagogique. Pour faire face à la pandémie COVID-19 et contrôler la diffusion du virus, de nombreux gouvernements à travers le monde ont opté pour des mesures de confinement plus ou moins souples. Le confinement a ainsi contraint les couples avec enfants à faire coexister dans un espace unique plusieurs activités réalisées ordinairement dans des lieux et des temporalités distinctes : travail professionnel, travail domestique, et travail parental ont été menés de front par les parents. Ajoutons que ces derniers ne pouvaient plus s’appuyer sur les médiations qui participent aux arrangements familiaux. Cette situation interroge deux activités structurantes des organisations familiales contemporaines : l’emploi et les conditions de travail professionnel d’une part, et le travail parental d’éducation d’autre part. Outre les expériences différenciées du confinement en fonction des classes sociales, notre enquête interroge conjointement la façon dont se transforment les ordres genrés dans le couple et la famille, mais aussi dans l’emploi et au travail. Cette recherche sera conduite dans trois pays d'Europe : la France, la Suède et la Suisse. Le choix des lieux d’observation se justifie par leur gestion très différenciée de la pandémie et par leur inscription dans des régimes distincts d'État-Social (du type libéral ou résiduel suisse à la social-démocratie suédoise, en passant par le corporatisme-conservateur français). Dans chaque pays, une vingtaine de monographies familiales sera réalisée. Nous ciblerons des familles composées d’un couple et d’au moins un enfant de 0 à 12 ans, en faisant varier selon les stratifications locales les propriétés sociales, les positions dans l’emploi et les lieux de résidence. Il s’agira d’effectuer deux entretiens enregistrés au minimum avec deux membres de la famille portant sur : le cadre de vie, la trajectoire des membres de la famille (trajectoires sociale, scolaire, résidentielle, professionnelle, conjugale, etc.) ; l’organisation familiale et l’articulation travail/famille avant, pendant et après le confinement (répartition de la prise en charge des enfants et du foyer, rythmes familiaux - scolaires, professionnels, etc.) ; l’emploi et les conditions de travail, les pratiques de sociabilité, de loisirs des membres de la famille avant, pendant et après le confinement ; les réalisations scolaires et extra-scolaires pendant le confinement ; les relations et pratiques familiales (sociabilité, occupations, etc.) avant, pendant et après le confinement. La collecte des matériaux commencera dès septembre 2020, pour une période de trois mois. Nous souhaitons recruter les familles entre les mois de juin et de juillet, avant les éventuels départs en vacances, pour assurer un démarrage des monographies dès septembre. Cette mise en place rapide du protocole nous permettra de recueillir les expériences du confinement puis du déconfinement au plus près de leur vécu, avant que le souvenir de celui-ci ne perde en acuité. Les résultats obtenus montreront les difficultés qui ont été rencontrées par les familles et identifieront des leviers concrets d’action en cas de nouvelle pandémie. Ils pourront être mis à la disposition de partenaires intéressés par les questions d’organisation du travail et de conditions de travail, dédiés aux questions scolaires et plus largement familiales, ou mobilisés par les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes.
2020
Au-delà des nombreuses victimes de la pandémie, ce sont potentiellement tou.tes les citoyen.nes qui ont pu être affecté.es dans leur vie quotidienne, et risquent de l’être encore durablement, par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire du Covid-19 et du confinement de la population au printemps 2020. Tout le monde a été confiné (exceptés certaines professions particulières), mais sûrement pas de la même façon : le confinement a révélé non seulement des inégalités face à la maladie, aux liens sociaux, mais aussi face au logement et au travail. De la même façon, les privations de liberté (et en particulier des libertés de circulation et de réunion) pendant le confinement ne se sont pas imposées à tou.tes de la même façon. La crise a donc eu des effets différents selon le genre, l’âge et les ressources socio-économiques des individus et des ménages. A-t-elle seulement mis au jour les inégalités sociales qui existaient déjà en temps ordinaires ? Les a-t-elle aggravées ? En a-elle introduit de nouvelles ? S’agissant des relations sociales, lesquelles se sont renforcées ? affaiblies ? dégradées ? Comment la solitude ou bien au contraire la cohabitation en confinement ont-elles été vécues ? Les recherches sur les réseaux sociaux ont montré qu’en temps ordinaire, les relations personnelles sont des ressources cruciales, au même titre que les ressources matérielles, qu’elles constituent un « capital social » mobilisable tout au long de la vie. Quel impact à court, moyen et plus long terme la crise de l’année 2020 a-t-elle eu sur nos réseaux personnels, sur nos relations avec nos proches, nos ami.es, nos voisin.es, nos collègues ? Pour répondre à ces questions, il y a un enjeu majeur à développer des recherches de grande envergure permettant de mesurer précisément les effets, dans le temps, de cette crise sur les conditions de vie et de travail des Français.es, sur leurs façons d’habiter et de se déplacer, ainsi que sur les formes de sociabilité et de solidarité qui sont au fondement de la cohésion sociale. Dans cette perspective, le projet VICO se donne pour objectif de déployer une vaste enquête longitudinale. Cette enquête aura comme particularité distinctive de porter sur un échantillon de grande ampleur de la population ordinaire ayant vécu le confinement en France au printemps 2020, de comporter plusieurs vagues successives au cours desquelles les membres du panel ainsi constitué seront réinterrogés plusieurs fois sur une période de 15 mois au total, et d’articuler des approches quantitatives et qualitatives. Devant l’urgence de recueillir des données scientifiques solides au cœur de l’événement, mais aussi devant l’opportunité qui s’est ouverte de comprendre ce qui change dans nos fonctionnements sociaux en temps de crise, une première équipe de chercheurs en sociologie et en sciences sociales s’est déjà mobilisée afin de concevoir, réaliser et diffuser la première vague de cette enquête longitudinale originale. Celle-ci, appuyée sur un questionnaire diffusé en ligne pendant le confinement a recueilli plus de 16 000 réponses. L’objectif du projet VICO est d’y ajouter : 1. une vague supplémentaire d’enquête par entretiens, indispensables pour accéder aux expériences subjectives, aux représentations et aux transformations des valeurs des enquêté.es ; et 2. une seconde vague d’enquête par questionnaires 12 mois après la première, soit un an après le confinement, pour mesurer la pérennité des dynamiques sociales observées pendant cette crise exceptionnelle. L’objectif général du projet est d’inscrire l’analyse des conséquences sociales de la crise sanitaire dans une durée permettant de savoir si les changements sont ponctuels ou durables. Les moyens financiers, matériels et humains demandés dans cette candidature devront permettre la réalisation des analyses des données de la première vague de l’enquête, et la mise en œuvre des enquêtes quantitatives et qualitatives des deux vagues suivantes ainsi envisagées.
2016
L’objectif du projet ALCoV (Analyses Localisées Comparatives du Vote : défiance, abstention et radicalisation politique dans la France contemporaine) est de comprendre les évolutions des comportements des citoyens face aux transformations contemporaines de la démocratie en France : crise du consentement, abstentionnisme, votes de défiance ou encore choix radicaux comme le soutien au FN. Il s’inscrit dans l’axe 2 du Défi 8 : « Inégalités, discriminations, intégration, radicalisation ». Le projet porte plus précisément sur un dispositif ambitieux d'analyse du vote, et de l'abstention, lors des élections de 2017, d'abord la présidentielle, puis les législatives. L’objectif du projet est de croiser différents dispositifs d'observation de la participation et des choix électoraux et d'articuler approches quantitatives et qualitatives. L'approche quantitative se décline à deux niveaux : d'une part, nous proposons l'exploitation secondaire de l’enquête “Participation” de l’INSEE qui constitue un source particulièrement précieuse pour comprendre les ressorts de l’abstentionnisme électoral et de la non-inscription sur les listes électorales. D’autre part, afin de restituer les dimensions contextuelles du vote, nous étudierons “au microscope” des cas localisés avant, pendant, après l’élection présidentielle et jusqu’aux législatives de juin 2017 : sept circonscriptions choisies en région PACA ; Nord, Pas-de-Calais, Picardie ; Bourgogne Franche Comté ; et Ile-de-France. Un dispositif d’enquête pluriel sera mis en place : dépouillement des listes d’émargement de plusieurs bureaux de vote ; administration de questionnaires sortie d’urnes. Ce volet quantitatif sera doublé par une enquête qualitative sur les circonscriptions choisies, en particulier un ambitieux dispositif d’entretiens panélisés avec des électeurs et des observations sur ces territoires contrastés. En outre nous proposons d'articuler l’analyse des électeurs à celle de l’offre politique : nous mettrons en place un dispositif qualitatif de suivi de la campagne des partis et des candidats (par entretiens et observations). L’originalité du projet est double : appréhender de façon longitudinale les comportements électoraux de l’automne 2016 à l’été 2017 en intégrant les élections législatives (aujourd’hui très peu étudiées) ; croiser des dispositifs quantitatifs et qualitatifs d’observation, à la fois du vote et de l’offre politique, à la fois à l'échelle nationale et sur des cas localisés. Ce projet permettrait en particulier pour la première fois de croiser à grande échelle l'exploitation de données nationale sur la participation et l'abstention et une enquête par questionnaires sortie d’urnes et par entretiens approfondis localisés, l’ensemble étant articulé à une analyse localisée de l’offre politique et du travail de mobilisation électorale sur une séquence longue de mobilisation électorale (de l’automne 2016 aux législatives de 2017).
2015
Le projet VIORAMIL répond à la thématique de « la radicalisation violente des individus ou groupes d’individus », qui constitue un élément de l’axe 1 « Sécurité des citoyens, lutte contre le crime et le terrorisme » du Défi 9 « Liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses résidents ». Il entend explorer les violences et radicalisations militantes en France des années 1980 à nos jours, grâce à une analyse pluridisciplinaire innovante combinant les regards d’historiens, de politistes, de sociologues, de juristes et de spécialistes de l’information et de la communication. Cette étude porte aussi sur les représentations de ces violences dans l’opinion et les médias. Elle s’intéresse enfin à l’évolution de leur gestion, en amont comme en aval (campagnes de prévention, traitement policier, suivi judiciaire), par des pouvoirs publics qui doivent associer recherche d’efficacité et respect du cadre légal. En cela, le dossier fait aussi écho à l’axe 6 « Sécurité, liberté, respect de la vie privé et des droits individuels » du même Défi mais nous avons privilégié l’axe 1 en raison de sa thématique de la radicalisation au cœur du projet. L’étude des radicalités se prête aux approches croisées. Le Défi 9 insiste d’ailleurs sur la nécessaire pluridisciplinarité de toute réflexion portant sur la sécurité globale et appelle à « une participation accrue de la part des acteurs de la recherche en SHS ». Le projet VIORAMIL répond à cet appel. Le projet s’inscrit dans l’axe « sécurité des citoyens et lutte contre le terrorisme » en « identifiant et en prévenant les risques et menaces » que fait peser « la radicalisation violente des individus et groupes d’individus » (axe 1 du défi 9 de l’appel à projet générique de l’ANR). Il s’attache aux manifestations diverses de la violence militante (idéologique, indépendantiste, religieuse, etc…) sous plusieurs formes et à différents niveaux (des débordements lors de manifestations à la planification d’attaques terroristes) et mobilise des universitaires en sciences sociales (spécialistes des violences politiques) en liaison avec les pouvoirs publics. La production consiste en un corpus inédit des violences militantes sous forme de tableaux statistiques/graphiques/cartes, en une analyse des organisations concernées et des déterminants de la radicalisation, en une étude de l’évolution du contrôle policier et du cadre juridique ainsi que des modèles pratiques de déradicalisation. L’ensemble améliorera les techniques de détection/gestion des radicalisations violentes. Elle définira des modèles de sortie de la violence pouvant inspirer les acteurs sociaux et décideurs politiques. Conformément au Défi 9, le projet associe « des partenaires académiques et des utilisateurs finaux » ici publics. Nous avons en effet obtenu le partenariat de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ), établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du Premier ministre, qui intervient dans la formation, les études et l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure et de justice. L’INHESJ intégrera les activités du projet dans son programme de formation.
2012
SOMBRERO travaille la question des conséquences biographiques de l’engagement. Comment les trajectoires des activistes se forment-elles? Question à laquelle nous voudrions répondre en insistant sur la question de savoir à quoi conduisent les engagements plutôt qu’à celle, plus conventionnelle, de savoir ce qui détermine l’engagement. Il s’agit donc de comprendre comme la participation peut avoir une influence continue, en redéfinissant ou en modifiant représentations et comportements individuels. En d’autre mots, nous considérons que toute participation, qu’elle que soit son intensité ou sa durée, put avoir des effets en terme de socialisation secondaire. D’un point de vue théorique, nous nous inscrivons dans un modèle processuel et multi niveau des parcours de vie, ce que nous appellons une sociologie des “carrières militantes”. Nous commencons par identifier des individu.e.s ayant été politiquement actif.ve.s dans les années 1970 (de l’immédiat après 68 à 1981) dans trois “familles de mouvements” (la mouvance féministe, les syndicats ouvriers et les organisations d’extrême gauche) et dans cinq villes de province (Marseile, Lyon, Lille, Nantes et Rennes). Nous produisons d’abord une cartographie la plus précise possible des champs multi organisationnels locaux dans les années 1970, puis nous conduisons une série de 500 histoires de vie auprès d’ex militants, en associant l’entretien de la constitution d’un calendrier de vie que nous traiterons au moyen d’une “analyse de séquence”. Un tel design de recherche nous permettra de reconstruire les parcours de vie en articulant les niveaux micro (idiosyncrasies), meso (socialisaiton secondaire par l’engagement) et macro (contextes local et national) de l’analyse.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.