Trajectoires · Unité mixte
Trajectoires. De la sédentarisation à l’État
Affiliation
Themes
Composition : 126 membres dont 80 membres permanents (dont 8 UP1, 13 CNRS, 39 INRAP, 4 MCC)
Text: scanR · Text available in French only.
2,975
HAL publications
47
Researchers
5
Projects
Parent institutions
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Centre national de la recherche scientifique, Institut National de Recherches Archeologiques Preventives, Ministère de la culture
Location
Paris
Founded
2012
Director
Olivier WELLER
Persistent identifiers
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Fields
Share of HAL publications by field
Archaeology and Prehistory
2,482
History
125
Earth Sciences
87
Biological anthropology
83
Classical studies
54
Social Anthropology and ethnology
54
Gender studies
48
Geography
46
Cultural heritage and museology
41
History, Philosophy and Sociology of Sciences
40
Frequent keywords: neolithic, néolithique, céramique, âge du bronze, archaeology, archéologie, éveha, bronze age, faune, early bronze age
Researchers
47 people who have published since 2022
Projects
5 projects
2025
Le project ROCKMAPS ambitionne de reconnaître et d’analyser le contenu cartographique d’un patrimoine sous-estimé, les gravures cartographiques pré- et protohistoriques en Europe occidentale. Au-delà de quelques représentations bien acceptées et célèbres dans le monde entier, peu sont considérées comme de véritables cartes et leur contenu cartographique est rarement étayé, que ce soit par prudence ou scepticisme évolutionniste. Les cartes topographiques planimétriques sont généralement identifiées par la répétition de symboles reliés par un réseau de lignes qui établissent leurs relations spatiales. Gravées sur des affleurements ou des dalles de pierre, les gravures utilisent ou modifient fréquemment la morphologie de la surface de la roche, probablement pour exprimer les dimensions topographiques de l'espace figuré, et peuvent donc être considérées comme des cartes en 3D. La redécouverte récente et la modélisation 3D d'une figuration cartographique, la dalle de Saint-Bélec, provenant d'un tumulus de l'âge du Bronze ancien en Bretagne, a permis pour la première fois de démontrer statistiquement l'étendue spatiale et une partie du contenu cartographique d'une carte préhistorique. Le projet ROCKMAPS vise à étudier en profondeur la dalle de Saint-Bélec et les gravures topographiques de Bedolina (Italie), classées au patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO), afin de démontrer leur contenu cartographique grâce à une approche interdisciplinaire combinant le développement d'une méthodologie d'enregistrement et de modélisation en 3D, des analyses statistiques et spatiales, des analyses tracéologiques, des prospections et des sondages sur le terrain, la modélisation bayésienne des datations 14C et OSL, la géologie, la géomorphologie et la géoarchéologie.
2025
Ce projet a pour objectif de reconstituer l’organisation sociale, économique et territoriale de la société néolithique, en particulier pour la période du Néolithique récent, dans le contexte spécifique de l’exploitation minière du silex, à partir d’une étude holistique interdisciplinaire réalisée à partir du complexe minier de la région des Marais de Saint-Gond (Marne, France). Le choix de cette région est motivé par la présence de nombreuses fouilles anciennes et récentes de minières de silex, d’habitats, d’enceintes et de sépultures collectives (hypogées et allées couvertes). Dans les nombreuses régions minières néolithiques en Europe, les habitats, et encore davantage les sépultures, ont très rarement été mises au jour. Or l’association de ces différents types de sites est indispensable pour donner une vision globale des sociétés et en particulier des communautés de mineurs qui y ont tenu une place majeure. De nouveaux sondages complémentaires sont programmés sur six sites, dans quatre zones réunissant toutes les catégories de sites. Les études des différentes types de mobilier (industrie en silex, en bois de cerf et en os, macrolithique, céramique, parure, etc) seront mises en œuvre de façon systématique (T1.1 à T1.5). L’anthropologie biologique documentera les caractéristiques des populations inhumées dans les sépultures collectives (T1.6). Les paléopathologies seront examinées en détail afin de documenter l’état de santé des populations, notamment en ce qui concerne les fractures et les affections consécutives aux travaux réalisés dans les minières de silex. Ce riche potentiel archéologique est situé à proximité de vastes marais qui permettent de réaliser des études paléoenvironnementales (WP2). Des études spatiales permettront de produire des cartes et de positionner les sites archéologiques dans leur environnement géologique et géomorphologique (WP3). Les datations radiocarbone permettront de périodiser les occupations. La diffusion des produits en silex extraits dans les minières de la région des Marais de Saint-Gond sera cartographiée à partir d’analyses pétrographiques des faciès et géochimiques (LA-ICP-MS), permettant d’évaluer la part des silex exportés et celle qui répondait aux besoins de la population locale. Le croisement des données du WP1 permettra de reconstituer l’organisation de la société dans son cadre économique et territoriale (WP4). Une quantification des volumes de silex extraits dans les minières par rapport aux volumes disponibles dans l’environnement sera corrélée aux quantités retrouvées dans les sites miniers et d’habitat (T4.1), et à l’impact environnemental des activités humaines (T2.3). Ces résultats pourront alors être confrontés aux distances et aux quantités de silex exportés dans les cultures archéologiques voisines. Afin de documenter l’organisation de la société et l’impact de ces extractions et de cette production sur la population, la communauté de mineurs sera caractérisée dans ses différents aspects et replacée au sein de la société néolithique, notamment du Néolithique récent (T4.2). Les relations économiques et sociales et les réseaux d’échanges entre les aires culturelles seront documentés (T4.3). Afin de caractériser et d’évaluer les spécificités du contexte particulier du complexe minier de la région des Marais de Saint-Gond, celui-ci sera comparé à trois autres complexes miniers situés en France, en Belgique et en Pologne (T4.4). Plusieurs supports de communications (publications scientifiques, sites web, musées régionaux, médias) accessibles au plus grand nombre, privilégiant les règles de la science ouverte, seront utilisés pour diffuser les résultats de ces recherches auprès de la communauté scientifique et du grand public (WP5). Ces actions participeront au développement touristique et culturel de la région. Cette étude holistique nous aidera à mieux comprendre l’organisation économique et sociale des communautés de mineurs au sein de la société néolithique.
2023
La recherche sur le phénomène Kura-Araxe (KA) (Bronze Ancien, 3500-2500 av. n. è.) est depuis une vingtaine d’années extrêmement dynamique : la diffusion depuis le berceau Sud Caucasien (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) vers l’Anatolie, l’Iran et le Levant à partir de 3000 av. n. è. ainsi que les conditions d’émergence et d’effondrement de cette culture ont largement retenu l’attention. HOMELAND vise à éclairer une facette encore très mal connue des sociétés KA, à savoir la transition entre le KA I et II sur le territoire de l’Arménie, à la fois berceau et carrefour du phénomène KA. Les recherches récentes en Arménie ont démontré que la séquence KA était divisée en deux phases dites KA I et II avec une transition aux alentours de 2900 av. n. è. Cette période charnière expérimente le remplacement d'un complexe précoce marqué par une grande homogénéité (KA I) du matériel céramique par une phase de fragmentation (KA II) caractérisée par l’émergence de quatre faciès culturels régionaux, l’abandon quasi généralisé des établissements du KA I et l’implantation sur de nouveaux sites. L’originalité d’HOMELAND réside dans son approche comparative qui repose sur l’étude simultanée de quatre sites (Karnut, Ayrum, Voskeblur, Artanish) localisés dans chacune des sub-régions définies par la céramique. Pour chacun d’entre-eux il s’agira de retracer les aspects les plus importants de la vie quotidienne, parmi lesquels : les traditions architecturales, la culture matérielle (artefacts lithiques, macrolithiques et métalliques), les stratégies de subsistance et les stratégies d'approvisionnement en ressources naturelles. Les enjeux sont (1) de caractériser le mode de vie de ces communautés KA II dans chacun des quatre complexes culturels afin de préciser les spécificités et les similitudes de leurs trajectoires, (2) d’étudier les dynamiques des systèmes de peuplement à l’échelle de l’Arménie à la transition KA I-II, (3) d’établir les causes (environnementales, sociales, économiques) de cette transformation profonde entre le KA I et II ainsi que les raisons du morcellement culturel qui s’ensuit. Le projet adopte une méthodologie résolument interdisciplinaire qui combine archéologie, bio-archéologie (paléobotanique, archéozoologie, analyse isotopique), reconstitution paléoenvironnementales et climatiques, analyses spatiales, statistiques et bayésiennes. En outre, l’utilisation des méthodes analytiques de pointe (micromorphologie, tracéologie, analyse de résidus, pXRF, LA-ICP-MS, spectroscopie infrarouge, analyses isotopiques, GDGTs) encore peu utilisées en Arménie, permettront de réviser de manière critique les connaissances existantes. HOMELAND combine des données inédites provenant de missions de terrain en cours et des données anciennes issues soit de la bibliographie, soit de collections non publiées (musées, instituts). Notre recherche générera ainsi une très grande quantité de données dont la gestion reposera sur une géodatabase appelée "DataKA". Cette dernière permettra de stocker, harmoniser, manipuler, analyser et cartographier ces données. L’intérêt majeur sera de fournir une vue multiscalaire, diachronique et thématique des évolutions chrono-culturelles du phénomène KA sur le territoire de l'Arménie et au-delà. Le Projet HOMELAND regroupe des partenaires impliqués depuis de nombreuses années dans l’archéologie, la biorchéologie et le paléoenvironnement du Sud Caucase, et repose sur un solide réseau de collaborations locales.
2022
ARABIANCAIRNS vise à analyser le phénomène mégalithique à large échelle des tombes à cairn, emblématiques de l’Arabie protohistorique (c. 5500-300 BCE). Considérées comme des marqueurs territoriaux, elles sont encore visibles actuellement par centaines de milliers sur un territoire immense. Elles apparaissent dans un contexte d'aridification climatique après l’Optimum Climatique Holocène et semblent reliées au développement d'économies de production (pastoralisme puis agriculture). En raison de la quasi-absence de sites d’habitat pour cette période, ces tombes constituent des archives essentielles pour comprendre les sociétés qui ont occupé l'Arabie pendant des millénaires, à des moments aussi cruciaux de leur évolution. Surtout, ces monuments témoignent d'une profonde reconfiguration socioculturelle car ils marquent le développement de réseaux économiques et culturels interrégionaux qui s'épanouiront par la suite en Arabie. Pourtant, le caractère morcelé des recherches menées jusqu’ici interdit une appréhension globale de ce phénomène tout comme la compréhension des interactions régionales. Basé sur un corpus important et bien distribué, sur l'acquisition de données nouvelles, et s'appuyant sur une solide expertise de ces monuments, ARABIANCAIRNS vise à reconstruire l'histoire de ces tombes monumentales et de leurs bâtisseurs par une approche intégrée, multiscalaire et interdisciplinaire combinant archéologie, anthropologie biologique, géochimie isotopique, paléoprotéomique, géoarchéologie et analyses spatiales. Nos objectifs sont (1) de caractériser les identités culturelles, les stratégies de subsistance, les modes de vie et les interconnexions des sociétés qui ont érigé ces tombes ; (2) définir un cadre chronologique fiable pour comprendre la diffusion temporelle de ce phénomène mégalithique ; (3) créer un SIG pour les nécropoles et les métadonnées associées dans toute la péninsule arabique en relation avec leur environnement et fournir un cadre géoarchéologique pour retracer les réseaux d'échanges.
2018
Inscrit dans la dynamique de recherche sur la Household archaeology, le projet HOMES vise à modéliser l’organisation économique, anthropologique et idéelle des premières sociétés de farmers néolithiques en Europe continentale. La reproductibilité criante des formes de l’habitat de la culture Lbk (céramique linéaire dite « rubanée, 6e millénaire BC), qui s’est diffusée sur près d’un millénaire et 3000 kms à travers toute l’Europe continentale, constitue une documentation archéologique exceptionnelle à l’échelle du néolithique européen. C’est pourquoi elle suscite depuis près de 50 ans de vifs échanges au sein de la communauté des néolithiciens. Différentes théories ont été avancées pour comprendre la structuration de ces habitats, et ce qu’elle pouvait apporter à la compréhension du système social de ces premières populations d’agro-pasteurs, en adoptant un point de vue tour à tour migrationniste, démographique, économique, idéel ou social. Dans ce contexte, l’originalité du projet Homes est de proposer une modélisation integrative et systémique à très haute résolution anthropologique et spatiale, des différentes règles d’intégrations économiques et sociales à la base de l’exceptionnelle pérennité et adaptabilité de la culture rubanée. En abordant la notion de household dans ses dimensions matérielles, idéelles, individuelles et collectives à partir d’une zone atelier délibérément restreinte (la vallée de l’Aisne), le projet Homes cherche à tester à partir des données archéologiques de toutes nouvelles hypothèses sur les différents niveaux d’intégration villageoise (Hachem et Hamon 2014, Gomart et al. 2015). Il tentera de définir: (1) l’évolution de la maturité économique et de la capacité de production de maisonnées autonomes du point de vue alimentaire, (2) l’interdépendance entre maisonnées structurée autour de réseaux de réciprocité et d’une redistribution notamment artisanale, (3) l’intégration d’individus extérieurs à la communauté villageoise assurant la cohésion culturelle à une échelle supra régionale. En associant aux analyses archéologiques, archéo-zoologiques et techno-fonctionnelles à très haute résolution menées jusque-là de façon systématique, de nouvelles compétences en archéométrie (pétrographie, tomographie, analyses chimiques) et en bioarchéologie (archaeobotany, isotopes) sur un échantillonnage ciblé, le projet HOMES se donne les moyens de produire des hypothèses à large portée dans un cadre résolument pluridisciplinaire. Le projet sera structuré en 4 ateliers, dont trois ateliers thématiques et un dernier atelier de modélisation géostatistique : Atelier 1-Organisation et niveaux d’intégration des savoir-faire artisanaux, Atelier 2-Production et la consommation alimentaire, Atelier 3-Statut, vie et mort des individus, Atelier 4-Modélisation spatiale et statistique des interactions entre maisonnées. En confrontant les nouveaux scénarios mis en évidence aux hypothèses déjà proposés dans d’autres régions de l’Europe rubanée, le projet Homes interrogera la reproductibilité du système social rubané, à la fois dans le temps et dans l’espace, et tentera de comprendre si la structure sociale des rubanés du Bassin parisien s’inscrit pleinement dans une tradition voir un certain conservatisme social, hérité d’Europe centrale, ou s’il reflète plutôt une dynamique innovatrice en périphérie d’un mouvement de colonisation en perte de vitesse. En proposant une lecture dynamique, évolutive et intégrative à haute résolution des processus sociaux en jeu dans les mécanismes de néolithisation, le projet Homes vise à renouveler fondamentalement notre connaissance des règles et réseaux régissant les premières populations agricoles d’Europe.
Data provenance
Sources : RNSR (MESR), scanR, Annuaire de l’établissement, HAL. Data compiled on 27/10/2026. Found an error? It is corrected in the original source (HAL, RNSR, directory); see how.