Accueil
→
Projets
→

EpiGender

ANR · 2022

EpiGender — Influence des normes de genre sur les marqueurs épigénétiques de santé

Financement : 622 294 €

3 partenaires

Fiche du financeur ↗

La domination masculine est quasiment universelle : les femmes ont moins d’accès aux ressources, moins d’autonomie, moins de soutien social et reçoivent moins d’investissement parental que les hommes. Dans ce projet, nous allons évaluer l’influence de ces normes de genre sur la santé des individus. Il est souvent difficile de distinguer l’effet des normes de genre de celui d’autres variables avec lesquelles elles covarient. Ici, nous allons étudier 12 populations d’Asie présentant une variabilité d’organisations sociales, mais partageant le même environnement écologique, culturel et économique. L’organisation sociale est un bon proxy pour les normes de genre. Nous allons tester l’hypothèse que les femmes des populations patrilinéaires ont une moins bonne santé, en raison de normes de genre plus en faveur des hommes, que les femmes des populations matrilinéaires et/ou matrilocales. Pour cela, nous allons nous fonder sur des marqueurs épigénétiques de santé, et plus précisément des profils de méthylation capturant des variations d’inflammation et de rythme de vieillissement entre individus. Ce projet intègre également des données ethnographiques relatives aux normes de genre et niveau de stress psychosocial dans ces différentes populations, ainsi que des données de génotype haute densité. En utilisant ces données interdisciplinaires, nous allons tester trois hypothèses : i) les différences épigénétiques entre populations patrilinéaires et matrilinéaires/matrilocales sont plus importantes pour les femmes que pour les hommes ; ii) les profils épigénétiques spécifiques aux femmes des populations patrilinéaires ont des implications fonctionnelles en termes de stress, de vieillissement et d’inflammation ; iii) l’horloge épigénétique est plus rapide chez les femmes dans les populations patrilinéaires que matrilinéaires/matrilocales. Cette étude menée par des spécialistes en génétique des populations, épigénétique, bio-informatique et anthropologie sera la première à évaluer l’influence des normes de genre sur les marqueurs épigénétiques de santé.

Structures participantes de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Provenance des données

Sources : scanR. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.