CRIDUP · Unité propre

Centre de recherche de l'Institut de Démographie de l'Université Paris 1

Pas encore de présentation publiée pour cette structure.

284

Publications HAL

13

Chercheurs

5

Projets

Site du laboratoire ↗Publications dans HAL ↗

Tutelles

Université Panthéon-Sorbonne Paris 1

Localisation

Aubervilliers

Création

1992

Direction

Alexandre AVDEEV

Identifiants pérennes

Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.

Domaines

Part des publications HAL par domaine

Démographie

131

Sociologie

97

Géographie

26

Science politique

23

Etudes sur le genre

19

Santé publique et épidémiologie

13

Histoire

12

Droit

4

Economies et finances

4

Génétique

2

Mots-clés fréquents : fertility, france, migration, demography, polynésie française, community organizing, démographie, mortality, covid-19, mortalité

Chercheurs

13 personnes ayant publié depuis 2022

Projets

5 projets

ANR

2024

EqualHealth — Horaires non-standards de travail et santé mentale au cours de la vie: inégalités de genre en France, Suède, et Royaume-Uni

Les horaires non-standards de travail (NSWS) augmentent dans de nombreux pays européens et affectent de plus en plus les femmes. Toutefois, à l’exception du travail de nuit, l’impact des différents types de NSWS sur la santé mentale demeure mal connu. En outre, les progrès des technologies numériques et de la neuroimagerie ont permis d’améliorer la connaissance des déterminants physiologiques de la santé mentale mais les mécanismes sociaux de transmission sont mal connus, et la littérature épidémiologique peine à expliquer les différences de genre observées. Face au développement rapide des troubles de santé mentale en Europe et à l’essor des horaires atypiques, l’objectif du projet EqualHealth est d’améliorer la connaissance des liens entre les horaires non-standards de travail et la santé mentale au cours de la vie et d’identifier les mécanismes à l’œuvre. Pour mettre au jour des leviers d’action, le projet compare trois pays européens (France, Suède et UK), proches par leur niveau de richesse et la structure de leur population, et contrastés par la prévalence et la prise en charge des troubles de santé mentale d’une part, et par l’exposition aux horaires non-standards et la régulation du temps de travail d’autre part. L’objectif du projet se décline en trois axes : (1) mesurer la prévalence des troubles mentaux dans la population active des trois pays en fonction des types de NSWS et du genre, en contrôlant des caractéristiques de travail, d’emploi et des autres facteurs socio-démographiques, et analyser les effets de la durée d’exposition sur la survenue des troubles mentaux ; (2) identifier les mécanismes sociaux de transmission entre NSWS et santé mentale au niveau de la sphère professionnelle (work support), de la sphère familiale (family support), et des politiques publiques ; (3) mettre au jour les stratégies adaptatives des travailleurs, à partir de l’expérience subjective de la santé mentale. Le projet interroge les différences de genre en raison de la persistance d’inégalités de prise en charge des tâches domestiques et parentales, et des normes de genre dans les sociétés étudiées. Le projet repose sur une approche longitudinale et interdisciplinaire originale (sociologie, démographie, épidémiologie, santé publique, science politique), et sur la mobilisation de deux types de données complémentaires. Les liens entre trajectoires horaires et de santé mentale sont analysés grâce aux données de trois vastes cohortes nationales, appariées avec des données administratives. Le projet tire parti de ces données, coûteuses à collecter. D’autre part, le projet approfondit la connaissance du phénomène grâce à la collecte et l’analyse d’entretiens biographiques dans les trois pays et à une approche intégrée, et multi-dimensionnelle, de la santé mentale. Ainsi, le projet compare les indicateurs de santé mentale (auto-rapportée, diagnostiquée, biomarqueurs, subjective), permettant de discuter les catégories cliniques et médicales, et de repérer des populations sous-diagnostiquées ou éloignées des systèmes de santé. Le projet prévoit plusieurs avancées majeures sur le plan scientifique, méthodologique et de politique publique. Grâce à son approche longitudinale et comparative, le projet permet de mieux connaître l’impact de l’exposition aux horaires non-standards de travail sur la santé mentale des femmes et des hommes, et les mécanismes sociaux de transmission, en articulation avec les processus physiologiques. L’approche intégrée de la santé mentale, grâce à la combinaison des approches, permet d’identifier des populations à risque, d’enrichir les cohortes existantes, et d’améliorer la mesure de la santé mentale au niveau international, une démarche promue par l’OCDE. Enfin, le projet contribue à une meilleure intégration des données biomédicales dans les recherches en sciences sociales sur la santé, augmentant la connaissance des déterminants de la santé et favorisant le développement de politiques de prévention adaptées.

Horizon Europe

2022 – 2026

RESIST — Fostering Queer Feminist Intersectional Resistances against Transnational Anti-Gender Politics

Anti-gender politics pose a grave threat to modern democratic formations because they challenge people's everyday survival, bodily integrity, and self-determination. Anti-gender spans the political spectrum and manifests not only in illiberal and authoritarian regimes but also in democracies that are considered liberal and inclusive. Taking a transnational and intersectional approach, RESIST analyses anti-gender formations in their complexity and contradictions and explores the effects of anti-gender politics on the everyday lives of those vulnerable to it and on democracies on the whole. RESIST engages with heterogeneous manifestations of anti-gender across the EU, Europe, and beyond through eight national case studies (Belarus, France, Germany, Greece, Ireland, Poland, Spain, Switzerland) and a transnational case study of people living in exile as a result of anti-gender persecution. RESIST pursues a mixed methods approach to analyse the production and circulation of gender-equality repressive strategies and discourses and their effects on lived experiences and resistances. RESIST innovates methodologically to engender democracy by fostering collaboration between academia and civil society organisations (CSOs), especially amongst people who come to be targets of anti-gender, including women and lesbian, gay, bisexual, transgender, and intersex (LGBTI+) persons. If those social groups whose fundamental rights are most at risk of violation by anti-gender are empowered to resist, then entire democratic societies benefit. RESIST centres feminist agency and collaborative knowledge production in (a) the research contents and results, (b) the methodological design, and (c) the social impact by generating new responsive feminist theories and practical solutions. At a time of increasing political disillusionment, RESIST creates hopeful, imaginative futures, transformative theories, and more inclusive worlds.

ANR

2018

ATOLLS — Archipels, Territoires et mObilités famiLiaLeS

L’objectif de cette proposition est d’analyser la durabilité de l’organisation territoriale polynésienne en se focalisant sur les migrations, les familles et les politiques. En s’appuyant sur l’examen de l'organisation des familles, de leurs ancrages et des trajectoires de mobilité des individus qui les composent, nous souhaitons identifier les mécanismes à l’origine de la mobilité ou au contraire de l’ancrage des populations sur le territoire polynésien. Dans ce territoire archipélagique, notre objectif est d’évaluer le rôle de l’implantation des services publics (éducation, santé, transports), des zones de développement économique, plus généralement de l’organisation territoriale soutenue par l’ensemble des politiques sur les dynamiques de peuplement. Il conviendra aussi de prendre en compte la position de ce territoire de l’Océanie en lien avec d’autres espaces (l’Hexagone, la Nouvelle Calédonie, l’Asie, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada, etc.) destinations potentielles en particulier des mobilités d’éducation et de santé. La Polynésie française est ici envisagée comme un système de peuplement réticulaire où les espaces intermédiaires n’existent pas. Il s’agit d’un espace ouvert où le réseau familial et ses solidarités permettent de franchir l’insularité. Un espace dont le solde migratoire négatif s’accentue et où l’on observe une polarisation intense dans la « métro-pôle » locale (l’île de Tahiti et sa capitale Papeete) où se situe le hub portuaire et aéroportuaire. Mais aussi un espace constitué de 118 îles regroupées en 5 archipels et réparties sur un territoire vaste comme l’Europe dont les îles les plus éloignées sont séparées de près de 2000 km. Le développement économique et la concentration de services publics dans la capitale expliquent la densification de la zone urbaine de Papeete au cours des 50 dernières années. Cette concentration a abouti aujourd’hui à une importante crise du logement doublée d’une crise économique pouvant être à l’origine du reflux vers les archipels, observé actuellement. Le rôle et l’implantation des services publics (éducation, santé, transports) soumis à l’obligation de continuité territoriale doivent alors faire preuve d’une forte résilience dans une société ou près d’un individu sur deux a changé de logements en l’espace de cinq ans. Ce projet présente une occasion unique d’analyser la durabilité des systèmes territoriaux à partir d’une triple entrée : les lieux et les territoires ; les familles et les liens ; les individus et leur parcours. Les analyses envisagées, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives, vont donc explorer les fonctionnements familiaux, les dispositifs publics et les caractéristiques individuelles qui permettent de transcender l’insularité. Autrement dit, l’analyse multi scalaire envisagée permettra de comprendre le tiraillement qui peut exister entre l’accès aux services, les solidarités familiales, les ancrages territoriaux et plus généralement le maintien de populations sur un territoire si vaste. Porté par une équipe pluridisciplinaire (géographes, démographes, sociologues, statisticiens et politiste), notre projet repose sur un double partenariat avec l’UMR SAGE de l’université de Strasbourg et UMR IDEES de l’université de Rouen et l’Institut de statistique de Polynésie française (ISPF) qui participe au projet dans le cadre de différentes collectes déjà programmées et financées (l’enquête emploi 2018, l’enquête sur la famille, le logement et les relations à distance en 2019). Ce projet, original à bien des égards, articule collecte et analyse de matériaux quantitatifs et qualitatifs. Il s’inscrit dans un renouveau des questions autour de la famille et propose une analyse quantitative inédite sur un territoire jusque-là peu décrit. Il permet plus généralement de réinterroger les travaux sur la durabilité des territoires à partir d’un archétype géographique.

ANR

2016

DSAFHIR — Droits, Santé et Accès aux soins des Femmes Hébergées, Isolées, Réfugiées

Le projet DSAFHIR associe sciences sociales et épidémiologie pour analyser les mécanismes producteurs d’inégalités sociales et de genre en termes d’accès à la santé et aux protections sociales et légales dans les situations d’asile et de refuge, concernant en particulier la santé sexuelle et reproductive. Porté par l’Observatoire du Samusocial et le Cridup (Université de Paris 1), il vise (1) à mieux identifier les risques spécifiques que rencontrent les femmes migrantes et réfugiées en situation de précarité administrative et sociale, (2) à analyser les éventuels freins structurels à l’accès aux services existants pourtant pensés comme un service public universel et (3) d’interroger la mise en place d’offres de services spécifiques à partir de l’analyse longitudinale d’une cohorte de femmes réparties par tirage au sort en trois groupes d’intervention. La méthodologie mixte (qualitative et quantitative) et interventionnelle s’inscrit dans la double perspective de production de connaissances nouvelles sur les migrations féminines et d’outils d’amélioration des politiques publiques facilitant le recours aux droits et aux soins et les parcours d’insertion sociale.

Provenance des données

Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.