IHMC · Unité mixte
Institut d'histoire moderne et contemporaine
Rattachement
Thématiques
Pas encore de présentation publiée pour cette structure.
2 206
Publications HAL
48
Chercheurs
10
Projets
Tutelles
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Ecole Normale Supérieure Paris, Centre national de la recherche scientifique, Université Paris sciences et lettres
Localisation
Paris
Création
2000
Direction
Claire ZALC
Identifiants pérennes
Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.
Domaines
Part des publications HAL par domaine
Histoire
1 303
Histoire, Philosophie et Sociologie des sciences
174
Art et histoire de l'art
116
Science politique
94
Sociologie
72
Droit
52
Littératures
37
Héritage culturel et muséologie
29
Anthropologie sociale et ethnologie
24
Religions
20
Mots-clés fréquents : historiographie, histoire, histoire moderne, histoire des techniques, migration, mélanges et hommages, migrations, ottoman empire, podcats, paris
Chercheurs
48 personnes ayant publié depuis 2022
Projets
10 projets
2024
Les constructions traditionnelles en brique cuite, en Occitanie, font l’objet de pratiques de restauration certes encadrées mais répétitives dans le temps, qui consistent à reproduire des techniques dont les partis-pris, les qualités et l’adaptation ne sont pas évaluées en raison de l’absence de référentiels, de constats d’état et d’études a postériori. Sans se soucier des questions de durabilité et d’impact socio-éco-environnemental généré par des opérations menées souvent de manière rapprochée, les maîtres d’ouvrages avancent encore de nos jours la garantie décennale des entreprises de restauration en cas de détériorations rapides. Or, il semble que des pratiques réflectives puissent être développées à l’appui notamment d’une mise en perspective historique des techniques de restauration. Celles-ci impliquent préalablement d’étudier la brique et ses modes d’appareillage dans toute leur hétérogénéité. Cette caractérisation fine de la matière et des modalités de mise en œuvre originelles s’impose comme une étape nécessaire qui vise également à enrichir une historiographie encore faible dans ce domaine. Á cette fin d’optimiser dans la durée les opérations de restauration et d’entretien, THERESA entend produire, par une approche interdisciplinaire, cette connaissance inédite sur l’histoire des techniques de restauration et d’entretien des maçonneries de briques (XVIe-XXIe s.), en articulant patrimoine culturel matériel (bâti, outils) et immatériel (gestes, rituels, discours, transmission), et un inventaire des pathologies avant/après restauration à travers un diagnostic préalable doublé d’une analyse physico-chimique des altérations qui affectent les maçonneries restaurées. Les données produites, destinées aux chercheurs et aux milieux professionnels, seront modélisées dans une application 3D pensée pour être accessible en ligne.
2023
Le projet DEFI, basé sur la collaboration entre des spécialistes français et italiens d'histoire du genre, d’histoire du travail, d’histoire urbaine et d'histoire du droit et de la famille, se propose une étude interdisciplinaire des rôles économiques et des activités de travail des femmes dans quatre grandes villes de l’Italie moderne: Venise, Florence, Naples, Palerme, qui représentent des réalités sociales économiques, politiques différentes. Le projet entend dialoguer avec la recherche sur l'Europe du Nord et questionner, du point de vue de l'histoire du genre, le modèle de la 'Petite divergence' proposé par les historiens de l'économie et récemment revisité par des recherches sur les activités économiques des femmes aux Pays-Bas à l'époque médiévale et moderne. Il se fonde sur un ensemble de sources comparables dans les quatre villes (archives des institutions d’assistance et sources notariales, complétées par des sources spécifiques à chacune des villes) étudiées pour trois périodes : 1- décennies centrales du XVIe siècle, (reconfiguration de l'économie italienne dans le contexte de la progressive ‘marginalisation’ de la Méditerranée, développement de l'industrie du luxe à Florence et Venise et réorganisation des ports de Naples et Palerme) ; 2- décennies centrales du XVIIe siècle (épidémies et crises économiques) ; 3- dernières décennies du XVIIIe siècle, (aboutissement d'un processus pluriséculaire de développement proto-industriel qui remet en cause la prépondérance urbaine). Les bases de données réalisées seront mises à la disposition de la communauté scientifique, dans une optique de recherche open access. Des séminaires de recherche, une semaine de formation doctorale, un colloque international en France et la participation à des colloques internationaux permettront de valoriser les résultats du projet, qui feront l’objet de publications en anglais et en français.
2019
La journée d’études vient clore le projet PaintItBlue, financé par une allocation post-doctorale du DIM Matériaux anciens et patrimoniaux pour l’année 2018/2019. A vocation interdisciplinaire, construit au carrefour entre les sciences humaines et sociales et les sciences physico-chimiques, et internationale, cette journée d’études explorera les histoires artistiques, chimiques et sociales de la couleur au XVIIIe siècle et, surtout, leurs intersections. Que se passe-t-il lorsque les couleurs des artistes sont considérées comme des substances interdisciplinaires ? Quelles relations existe-t-il, par exemple, entre les propriétés physico-chimiques d’une couleur, sa valeur économique et ses qualités esthétiques ? Comment ces matériaux pourraient-ils mettre en dialogue histoires des arts, histoires de gestes et de techniques, histoires des mondes de l’art ? S’inspirant de l’injonction de l’anthropologue Tim Ingold à « suivre les matériaux », cette journée de rencontres voudrait suivre les traces de la couleur bleue (comme matériau) à travers les mondes croisés de l’art, de la science, de la technologie et du commerce tout au long du XVIIIe siècle.
2018
La question des migrations de populations est l’un des enjeux majeurs de la période contemporaine. Parallèlement, la mise en place d’une politique systématique de catégorisation, discrimination, persécution puis extermination des Juifs européens constitue l’un des événements principaux de la première moitié du 20e siècle. L’objet de ce projet consiste à comprendre les relations entre ces deux histoires qui bien souvent s’ignorent. Son originalité consiste à relier ces deux domaines afin de mieux comprendre l’histoire des inter-relations entre migrations et persécutions dans le premier vingtième siècle, deux processus qui transforment en profondeur la configuration de l’Europe, dans ses connexions au monde, notamment atlantique et océanien. A cette fin, il propose de reconstituer, dans une perspective de micro-histoire transnationale, les trajectoires d’un groupe de Juifs polonais, des années 1920 au début des années 1950. La démarche qui croise prosopographie, approche nominative et analyses de trajectoires, projette de suivre, dans la durée, les parcours et itinéraires de l’ensemble des habitants juifs d’une localité de Pologne : Lubartow, située non loin de Lublin, sur le Wieprz. Il s’agit de comprendre comment on peut expliquer les comportements d’émigration, leurs scansions chronologiques et leurs conséquences sociales, économiques, mais ici bien souvent vitales. La mise en regard des processus de migration et de persécution, à partir d’une étude intensive non pas d’un lieu, mais des personnes de ce lieu, constitue l’une des mises à l’épreuve possibles des atouts et difficultés d’une microhistoire de la Shoah, comprise dans son interrelation avec les migrations dans l’Europe du premier 20e siècle. Le cadre méthodologique du projet LUBARTWORLD est celui d’une micro-histoire globalisée. En effet si le projet part de Lubartow, il mène au monde, dans sa globalité, puisque les Lubartoviens le sillonnent et que leurs trajectoires incarnent à leur manière les bouleversements que connaissent l'Europe et le monde au 20e siècle. Néanmoins, il se distingue en ce qu’il adopte non pas l’échelle de trajectoires individuelles, mais l’échelle d’un groupe, de 3000 personnes, et plus exactement d’un collectif. Dès lors, ce projet appelle à la mise au point de techniques quantitatives du matériau recueilli. C’est donc à une compréhension de l’histoire globale du monde à partir de celle des habitants d’un shtetl que le projet LUBARTWORLD invite.
2018
A vocation interdisciplinaire, construit au carrefour entre les sciences humaines et sociales et les sciences physico-chimiques, ce projet entend faire l’histoire d’un pigment nouveau, le bleu de Prusse, inventé à Berlin vers 1706, au moment de ses premières expérimentations et appropriations chimiques, esthétiques et socio-économiques dans le Paris du dix-huitième siècle. A partir de sources hétérogènes (tableaux anciens, analyses physico-chimiques, archives notariées, littérature technique….), cette enquête veut mesurer l’utilisation de ce pigment par les peintres de l’Académie royale de peinture et l’inscrire dans les réseaux d’approvisionnement en matériaux d’artistes dans le Paris des Lumières. Elle est fondée sur l’étude conjointe des bases de données et des analyses produites par le C2RMF, des archives notariées et de la littérature technique du temps. Le projet vise ainsi à éclairer les acteurs sociaux impliqués dans les innovations autour du bleu de Prusse — apothicaires, chimistes, peintres, mais aussi marchands épiciers et entrepreneurs. Il entend comprendre plus finement les recettes et les arts de faire à l’origine de ce nouveau pigment, en confrontant sources physico-chimiques et sources historiques. Enfin, il espère restituer les contextes socio-économiques locaux qui rendirent possible l’innovation et l’appropriation de ce nouveau pigment dans la peinture produite et exposée à Paris au dix-huitième siècle en lien avec les développements majeurs de la chimie.
2017
Notre projet vise à examiner, à partir d’un secteur économique majeur - celui du bâtiment à l’époque moderne -, le mécanisme de l’expertise : comment la langue technique régulatrice des experts s’impose à la société, comment leur compétence se convertit en autorité, voire parfois en « abus d’autorité » ? L’existence d’un fonds d’archives exceptionnel (AN Z1J) qui conserve l’ensemble des procès-verbaux d’expertise du bâtiment parisien de 1643 à 1792 nous permet de lancer une enquête pluridisciplinaire d’envergure sur la question de l’expertise qui connaît, à partir de 1690, un tournant particulier. En effet, les experts, autrefois uniquement gens de métiers, se divisent en deux branches exerçant deux activités concurrentes, parfois complémentaires : l’architecture et l’entreprise de construction. La base de notre travail consistera d’abord à établir parallèlement deux corpus : d’une part, un dictionnaire prosopographique des 234 experts exerçant de 1690 à 1790 ; d’autre part, l’inventaire et l’analyse des procès-verbaux d’expertise sur la même période. Au regard de l’immensité du fond, nous travaillerons sur un groupe de près de 10000 expertises par le biais d’un sondage au 1/10e sur les dix années de 1696 à 1786, espacées chacune de 10 ans. Chaque expertise sera inventoriée, indexée, numérisée et analysée dans le détail. L’ensemble fera l’objet d’une étude sérielle sur le siècle parcouru, mais surtout d’un travail approfondi sur son contenu. Deux questions seront résolues : 1° Comment la décision de l’expert se prend-elle ? Quels savoirs y sont convoqués ? 2° Comment ces experts parviennent à innover dans domaine de leur compétence ? Le projet correspond au moins à trois enjeux contemporains. Le premier concerne le rapport au risque et à l’innovation sociale. Comment affronter des situations à risque permet d’innover techniquement, voire socialement ? La confrontation à des incertitudes ouvre des possibilités de résoudre des conflits entre des communautés opposées. Tenant compte de la partition des fonctions d’experts, la mission d’expertise se différencie-t-elle selon la qualité de son auteur ? Les experts en viennent, souvent grâce à l’expertise, à innover dans le champ d’activité qui est le leur. Ainsi, pourquoi l’expertise induit-elle l’innovation ? Le second concerne la part du droit dans la prise de décision démocratique. Comment le droit peut-il servir entre les mains de non-juristes ? La diffusion des principes du droit dans la vie citoyenne permet un usage de ces derniers dans la vie publique mais également dans des domaines de la vie privée. Dans le cadre de notre projet, comment et pourquoi des experts, non juristes mais au fait du droit, argumenteront en droit et persuaderont le juge de leur position ? Le troisième concerne la régulation des valeurs de biens. Quels critères faut-il mettre en avant pour échafauder une hiérarchie des choses ? Une stricte normalisation objective de ces critères peut ne pas apparaître souhaitable face aux lois du marché qui par leur rigueur nécessiteraient un contrebalancement de règles subjectivées. Précisément, comment les experts du bâtiment ont-ils mis en place les critères objectifs et subjectifs d’estimation de la valeur des biens immobiliers ? Rejoignant l’idée d’« abus d’autorité » de l’expert, le fait que plusieurs types de savoirs, et plusieurs groupes sociaux, partagent l’expertise, diminuerait-il le risque d’abus d’autorité et au-delà le risque technique en général ? Les résultats de cette recherche seront présentés dans une base de connaissances collaborative accueillie sur un site dédié sur lequel l’ensemble des corpus seront accessibles à la communauté des chercheurs. L’analyse d’exempla fera l’objet d’une éditorialisation particulière sous forme d’exposition virtuelle pour le grand public. La synthèse de nos résultats sera consignée dans un ouvrage et deux rencontres nationale et internationale viendront clore le projet.
2017
Pour appréhender sur le temps long l’internationalisation de l’enseignement supérieur, dont les mobilités étudiantes constituent un indicateur de premier plan, le projet GlobalYouth vise à exploiter les dossiers individuels d’admission des 200 000 résidents passés par la Cité internationale universitaire de Paris au XXe siècle, en vue de constituer une base de données des profils et des trajectoires des étudiants en mobilité internationale. À court terme, les données récoltées permettront de voir dans quelle mesure les étudiants passés par la Cité constituent une "jeunesse globale", et ce qu’une expérience de vie étudiante au sein d’un campus international veut dire, autant que de mener une analyse de la stratégie française d’attractivité. À moyen terme, le projet vise à structurer une équipe scientifique sur l’histoire des circulations universitaires internationales, notamment dans la perspective d’un projet européen et pluridisciplinaire autour des mobilités étudiantes.
2012
Le recours aux archives d’entreprises pour la recherche sur l’histoire économique des XIVe - XVIIe siècles est resté jusqu’à présent marginal, tant en raison de la difficulté et de la dispersion des sources que de l’isolement des chercheurs. ENPrESa propose l’organisation d’une enquête collective, regroupant une quinzaine de chercheurs et quatre établissements ou unités de recherche autour d’une documentation encore sous-exploitée, les archives Salviati conservées à l’École normale supérieure de Pise. Cet ensemble de quelques milliers de registres et de documents des XIVe - XVIIe siècle a jusqu’à présent découragé les chercheurs par l’abondance des informations qu’il contient et en raison des difficultés que soulève la prise en compte de plusieurs dizaines de séries comptables complètes. Il s’agira, à partir d’une première exploration du fonds, qui permettra de repérer les sources pertinentes, d’organiser quatre enquêtes sur des thèmes pour lesquels les informations sont abondantes, inédites et susceptibles de renouveler les connaissances acquises. Une approche, qui portera en priorité sur la documentation relative à la place lyonnaise, cherchera à mettre en évidence les normes comptables et les pratiques marchandes qu’elles traduisent. Au-delà des formes de la mise en registre, c’est la dynamique du commerce européen qui sera en question, en particulier à travers le problème du change monétaire et de son évolution, depuis le XIVe siècle. Une deuxième enquête s’intéressera aux espaces du négoce, tels que les sources des différentes sociétés Salviati permettent de les observer. On privilégiera alors les décennies 1440-1460, avec les registres des compagnies de Londres, de Bruges, de Lisbonne, de Pise et de Florence, ainsi que la première moitié du XVIe siècle, époque où les archives des compagnies lyonnaises seront complétés par celles de Pise, Florence, Anvers, Venise, Naples. Une troisième enquête portera sur les produits textiles, tant du point de vue de leur production (le fonds a conservé les archives de plus de trente sociétés de production) que de leur commercialisation. Seront privilégiés les secteurs de la laine, de la soie et des teintures. La dernière enquête portera sur le commerce des produits du sud de la Méditerranée, observé en particulier à partir des registres des compagnies de Lisbonne et de Constantinople. On visera des objectifs multiples : une cartographie du fonds et un inventaire de ses documents les plus importants : correspondances, registres mémoriaux, traités techniques etc. L’édition de certains de ces registres est d’ores et déjà prévue. Un deuxième résultat sera la mise en évidence, pour les périodes couvertes par l’enquête, du réseau d’affaire de la famille Salviati, à travers une approche prosopographique de ses acteurs, hommes ou femmes : titulaires, associés, salariés, clients, conjoints. On pourra ainsi poser en termes nouveaux la question du mode de fonctionnement des entreprises familiales : réseaux hiérarchisés au service des détenteurs du capital ou simple regroupement de compagnies, concurrentes ou partenaires selon les cas. La motivation de ce programme réside dans la possibilité, très exceptionnelle, de rassembler autour d’un fonds unique et d’une série de questions cohérentes et collectivement définies un groupe de chercheurs habitués à l’exploitation des documents d’entreprise. Soulignons, en particulier, l’intérêt que représente la participation de jeunes docteurs et de doctorants qui terminent leur thèse, pour lesquels sont prévus deux contrats post-doctoraux. Ils permettront à leurs titulaires de participer pleinement à l’enquête et d’accroître leurs compétences et leur notoriété. Pour les porteurs du projet, au moment où dans toutes les universités du monde se joue la survie des études d’histoire économique des périodes préindustrielles, les retombées en termes de formation des jeunes chercheurs sont tout aussi importantes que les acquis en terme de connaissance.
2011
Le projet présenté par les deux équipes s’assigne trois objectifs complémentaires : 1) Etablir une comparaison systématique des échanges culturels de l’espace francophone et de l’espace germanophone avec les autres espaces linguistiques ouest-européens à travers une étude quantitative et qualitative d’un certain nombre de vecteurs de la traduction ou de la présence de textes issus des autres cultures relevant principalement des belles lettres, du théâtre ou de l’analyse critique. 2) Reconstituer à la fois l’ampleur des échanges, leur variation dans le temps, dans l’espace social et dans l’espace européen, et établir la sociologie des acteurs de cet échange (traducteurs/trices, éditeurs, milieux théâtraux, animateurs de revue, prescripteurs de lecture, institutions de transmission et de conservation des écrits). 3) Les deux équipes ont choisi de coupler le travail en extension (analyses quantitatives à partir de bibliographies, catalogues, répertoires, index de revues) et en intensité (études ciblées de certains genres, de certains types de livres ou d’auteurs, de certains groupes en charge du transfert et de la traduction). Les deux premiers volets de l’enquête porteront sur la mesure du phénomène de traduction et sur le degré d’intérêt et de réceptivité exprimé pour les œuvres étrangères (du milieu du XVIIIe siècle au début du XXe siècle), et s’appuieront sur des corpus bibliographiques, des corpus de périodiques littéraires et d’encyclopédies. Cette première approche sera complétée par des études de cas et par des approches plus qualitatives sur les différents acteurs de l’importation d’œuvres étrangères, traducteurs et traductrices, journalistes et critiques, éditeurs, libraires et autres intermédiaires, sur lesquels auront aussi été collectées des données de type biographique et institutionnel. Pour le théâtre, on partira des programmes effectifs d’un certain nombre de théâtres de villes de référence ce qui permettra de situer dans l’espace social et national le processus d’importation d’œuvres d’origine étrangère. Pour compléter l’étude de la réception et de l’espace de circulation des textes traduits on s’attachera, en dernier lieu, à l’analyse de la composition d’un certain nombre de bibliothèques privées dont on a conservé les catalogues ayant appartenu à la noblesse ou à la bourgeoisie cultivée entre 1760 et 1910. Au terme de ces différentes enquêtes conjointes on espère : 1. Etablir une cartographie culturelle des flux et circulations des biens culturels et une sociographie des intermédiaires culturels. 2. Mettre à la disposition de la communauté scientifique internationale des banques de données et des publications communes prévues pour proposer la synthèse des résultats et des comparaisons permettant une modélisation globale des processus de traduction et de réception des textes littéraires d’origine étrangère.
2011
, Cette demande de financement a pour objet de permettre le développement et la mise en ligne d’un atlas électronique d’histoire de l’art, à partir d’un portail cartographique d’applications dites SIG (systèmes d’information géographiques). Cet atlas, ébauché en 2010 à la suite de plusieurs années de recherches sur les questions d’internationalisation artistique et de représentation cartographique, doit présenter, à l’échelle internationale, nationale et locale, mais aussi dans l’étude de la création artistique, non seulement les localisations d’objets artistiques, mais aussi l’impact des logiques spatiales et cartographiques sur l’histoire des arts. Les arts sont ici entendus au sens large : beaux-arts (peinture, sculpture, arts graphiques, architecture), arts décoratifs, cinéma et musique. ARTLAS doit contribuer à la constitution d'une histoire globale des arts. Un premier volet doit, sur deux années, cibler l’atlas sur les XIXe et XXe siècles. Les deux années suivantes seront consacrées à l’extension chronologique de l’atlas, pour les périodes moderne et médiévale. À terme, le projet devrait parvenir à s’autofinancer, à partir de contributions d’équipes de recherches intéressées par l’utilisation de cartes en histoire de l’art, et d’un retour sur investissement que permettrait la fabrication de cartes animées pour divers acteurs culturels : musées, galeries, collectivités territoriales… La demande de financement concerne 1/ la finalisation technique et scientifique de l’atlas, à partir des techniques géoinformatiques des SIG ; 2/ sa promotion scientifique par un colloque et une publication de livre ; 3/ la construction d’un site web et la publication d’un ouvrage papier constitué des meilleures cartes de l’atlas électronique. Ce projet est porté depuis 2009 par une équipe pluridisciplinaire de jeunes chercheurs venus en majorité de l’histoire de l’art mais aussi de l’histoire, la sociologie, l’économie, la géographie, des études cinématographiques, les lettres et des langues étrangères. Initié par Béatrice Joyeux-Prunel, maître de conférences aux départements d’histoire et Histoire et Théorie des arts de l’ENS Ulm, chercheur à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC, UMR 8066), il est au cœur d’une collaboration entre les départements littéraires de l’ENS (Histoire et Théorie des Arts, Géographie, Histoire, Sciences sociales, Langues et Littératures étrangères) et pousse ses ramifications vers ses départements scientifiques (Mathématiques et Informatique en particulier). Plus de la moitié des acteurs d’ARTLAS viennent cependant d’institutions extérieures, universités françaises et étrangères : les universités de Paris I, Paris IV, Paris III Sorbonne Nouvelle, Paris XIII, Paris Ouest Nanterre, Lille III, Tours et Rouen, l’INHA, l’EHESS, Sciences Po Paris, la BNF, Manchester University, la Scuola Normale Superiore di Pisa, la Freie Universität Berlin, l’Université Libre de Bruxelles, le Courtauld Institute de Londres, Columbia University et Purdue University (USA).
Provenance des données
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.