ARCHAM · Unité mixte
Archéologie des Amériques
Rattachement
Thématiques
Pas encore de présentation publiée pour cette structure.
4 490
Publications HAL
48
Chercheurs
18
Projets
Tutelles
Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Centre national de la recherche scientifique, Ministère de la culture
Localisation
Paris
Création
2000
Direction
Claire ALIX
Identifiants pérennes
Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.
Domaines
Part des publications HAL par domaine
Archéologie et Préhistoire
4 261
Art et histoire de l'art
62
Environnement et Société
43
Sciences de la Terre
38
Anthropologie sociale et ethnologie
38
Géographie
31
Histoire
29
Anthropologie biologique
25
Chimie analytique
25
Matériaux
18
Mots-clés fréquents : archéologie, maya, archaeology, architecture, guadeloupe, antilles, alaska, lithic technology, lidar, pre-columbian archaeology
Chercheurs
48 personnes ayant publié depuis 2022
Projets
18 projets
2025
Longtemps considérée par les archéologues comme la « culture mère » de la Mésoamérique, l’influence de la culture olmèque (1200-600 av. J.-C.) s’est fait ressentir sur une grande partie de l’actuel Mexique, néanmoins, la nature et diversité de ces interactions régionales restent toujours un sujet débattu. Le Bassin de Mexico, qui a été lui aussi un foyer culturel précoce, témoigne ainsi d’interactions significatives avec la région olmèque entre 1250 et 800 av. J.-C. Pour mieux comprendre la nature de ces liens, ce travail s’intéressera à deux sites emblématiques du bassin, où les productions céramiques présentent un style considéré comme olmèque : Zohapilco-Tlapacoya et Tlatilco. Il propose d’analyser leurs productions céramiques en appliquant une étude par chaînes opératoires. Afin d’avoir une perspective comparative, une collection céramique du site olmèque de San Lorenzo sera également étudiée. Les chaînes opératoires visent à caractériser les traditions techniques définies comme une manière de faire héritée et donc l’expression d’un groupe social, afin d’évaluer la présence ou l’absence de variabilité en termes de filiations d’apprentissage et sociales chez les potiers. Cette analyse implique la restitution du processus de fabrication de la céramique en identifiant, à travers des échelles d’analyse macroscopique et microscopique, les traces liées aux différentes opérations de façonnage des récipients. Des analyses pétrographiques, de fluorescence X et des radiographies seront également menées pour déterminer la provenance des céramiques et les techniques utilisées. Le corpus d’étude comprend des vases complets de Zohapilco-Tlapacoya conservés au Musée National d’Anthropologie à Mexico. Il inclut également des fragments du même site, de Tlatilco et San Lorenzo, entreposés à la Direction des Collections Archéologiques Comparatives de l’INAH à Mexico et au Musée d’Anthropologie de Xalapa, Veracruz.
2024
Omniprésents dans la vie et dans la mort, produits en masse et d’une très grande diversité (motif, couleurs, choix des matériaux), les textiles andins sont le témoin de l’organisation sociale, de la pensée symbolique et des échanges des sociétés préhispaniques sans écriture. Les fibres de camélidés sud-américains entrent dans la composition de textiles retrouvés dans les sites de la côte nord du Pérou depuis 200 AD. Il a longtemps été admis, sans preuve directe, que l’approvisionnement en laine était restreint aux populations de 2 espèces (alpaga et vigogne) issues des hautes terres. Or les 2 autres espèces de camélidés (lama et guanaco) peuvent également produire de la laine de qualité et des restes de camélidés sont retrouvés dans les sites des basses terres depuis au moins 800 BC. AWASQA a pour but de décrire diachroniquement 1) les chaînes opératoires pour la confection de textiles issus de sites archéologiques côtiers bien datés et de collections muséales, 2) l’origine taxonomique et géographique des fibres animales (matière première) par la paléoprotéomique et par l’analyse des teneurs en isotopes stables et 3) la trajectoire des lignées génétiques locales par une approche combinant les analyses paléogénomiques et isotopiques de restes archéozoologiques. La combinaison des approches développées par AWASQA est totalement inédite et permettra de lever des verrous méthodologiques car le principe d’actualisme ne peut s’appliquer strictement à la période préhispanique. Sur le plan conceptuel, nous émettons l'hypothèse que les sociétés des basses terres ont surmonté les contraintes environnementales sévères auxquelles elles étaient confrontées en adaptant le pastoralisme natif des hautes terres et en développant leur propre production de matière première. Notre hypothèse questionne le caractère obligatoire de certains échanges entre les zones écologiques andines (concept de la verticalité andine).
2024
L’objectif du projet ANACARB est de maintenir les capacités d’analyse isotopique à haute résolution des archives carbonatées en sciences de l’Homme et du patrimoine (Archéologie, Paléontologie, Climatologie, Paléoenvironnement, Paléobiologie) en Île-de-France et d’en améliorer les performances. Il repose sur l’acquisition d’un couplage robot préparateur de carbonates – spectromètre de masse de rapport isotopique (IRMS) pour analyser la composition isotopique du carbone et de l’oxygène (∂13C et ∂18O) à partir de faibles quantités de matière prélevées (< 20 μg) au sein des archives carbonatées. Les partenaires du projet sont issus de 9 laboratoires de recherche franciliens. Ils sont tous investis dans l’étude d’objets soit précieux ou de petites tailles, soit permettant de restituer les informations biologiques et/ou environnementales à une échelle temporelle fine. Pour cela, le prélèvement préalable de faible quantité de matière de façon séquentielle peut être nécessaire. D’autre part, ces études nécessitent généralement de grandes quantités d’analyses. Le nouveau couplage permettra : 1. de répondre aux besoins exprimés croissant d’analyse dans des domaines scientifiques variés ; 2. d’élargir sensiblement la gamme des archives pouvant être analysées ; 3. d’augmenter la résolution temporelle des applications.
2023
Dans le continent sud-américain, la colonisation a dès le début du XVIe siècle introduit des changements profonds dans l’organisation des sociétés préhispaniques de l’Aire Andine Centrale, correspondant au Pérou actuel. Ces changements ont concerné les modes de vie de ces populations, bouleversés par les déplacements forcés, tout comme leurs pratiques économiques et culturelles par l’imposition de composantes de la société européenne telles que le culte chrétien. Les populations andines ont néanmoins perpétué de nombreuses coutumes anciennes, par des processus de résistance conduisant à un syncrétisme entre traditions préhispaniques et européennes. Ce syncrétisme s’est aussi produit à travers les contacts entre populations andines et communautés d’esclaves africains et afrodescendants, amenés de force sur les côtes péruviennes depuis le début du XVIème siècle. La Période Coloniale apparaît ainsi comme un moment clé de l’histoire de l’Aire Andine, mais elle est le plus souvent abordée à travers la discipline historique et l’étude des archives écrites par l’administration coloniale. L’histoire qui est faite de cette période est donc surtout une histoire politique et économique écrite du point de vue espagnol, laissant peu de place au quotidien, aux expériences vécues et aux processus de négociation des populations andines, africaines et afrodescendantes avec les normes européennes. Le projet MICA vise à bousculer l’état actuel de la recherche en apportant des hypothèses novatrices sur l’histoire des populations anciennes de la côte nord du Pérou. Cette région est un cas d’étude majeur pour étudier la transition entre la période préhispanique et coloniale, qui a vu l’installation de plusieurs Ordres religieux fondant des églises et des villages où ont coexisté les populations espagnoles, andines, africaines et afrodescendantes. Dans cette région, l’archéologie coloniale est une discipline naissante, qui grâce à une approche matérielle et multiscalaire aborde les relations entre européens et populations andines. Ces recherches mettent en évidence la continuité de pratiques préhispaniques, tout en témoignant de processus d’ethnogenèse. Toutefois, se concentrant le plus souvent sur la fouille de contextes rituels, peu de connaissances scientifiques existent sur le quotidien des populations andines, et encore moins sur celui des esclaves qui restent les grands oubliés de cette recherche. En omettant l’étude des relations entre communautés andines et africaines, ces recherches peinent à illustrer dans quelle mesure leurs interactions ont contribué à façonner l’identité nationale péruvienne. Le projet MICA propose d’étudier pour la première fois trois sites fondés au XVIème siècle dans la vallée de Jequetepeque, pour définir l’impact du régime colonial sur les pratiques domestiques, sociales, économiques et culturelles des populations andines, africaines et afrodescendantes durant le premier siècle de la colonisation. A travers une approche matérielle, fondée sur la fouille archéologique des églises Anlape et Omnep, des secteurs d’habitat associés, ainsi que de San Pedro de Lloco, première ville fondée dans la vallée, il s’agira de confronter les connaissances historiques pour la période et de replacer dans ce discours la perspective des communautés andines, africaines et afrodescendantes. Ce projet s’appuie sur une solide collaboration internationale entre des institutions européennes, péruviennes et nord-américaines, et se distingue par son caractère hautement pluridisciplinaire en réunissant des chercheurs issus de la discipline archéologique, historique et anthropologique. Le projet contribuera à fonder une méthode réplicable d’étude des vestiges coloniaux, adaptée aux enjeux du contexte andin. La particularité de cette recherche tient également à sa réalisation dans un contexte urbain, rendant essentiel de coupler cet intérêt scientifique à un projet social, culturel et économique avec les autorités et les populations locales.
2023
Les textiles andins préhispaniques sont de véritables œuvres d’art. Ils constituent aussi une source d’information unique sur les sociétés qui les ont produits, leur histoire sociale, culturelle et idéologique. Leur étude est souvent restreinte à la description des motifs et mode de tissage. Or les choix culturels qui ont présidé à l’élaboration et à la finalité des textiles (domestique, funéraire, pouvoir, etc.) concernent également la nature et l’origine de la matière première qui les constitue, et les colorants qui les ont teintés. La connaissance de ces paramètres permettrait également de restituer une part de leur valeur scientifique à des objets entrés en collections patrimoniales sans information attachée. Dans le cadre de FABRIC, le/la post-doctorant/e s’appuiera sur des approches innovantes en paléoprotéomique pour l’étude des fibres de camélidés sud-américains utilisées dans la confection des textiles de la culture Mochica de la côte nord du Pérou (100-850 apr. J.-C.). Après vérification de la qualité de préservation des kératines dans le temps, il/elle déterminera quelles espèces sauvages et/ou domestiques fournissaient les laines. Selon les espèces choisies, les artisans pouvaient disposer de ressources locales ou devaient les obtenir à travers des échanges avec les zones d’altitude. Une alternative est que les textiles étaient importés de la cordillère. Le prélèvement dans les textiles se fera en collaboration avec une restauratrice pour être le moins invasif possible. Les fibres textiles seront comparées avec des matières premières brutes issues de pièces muséales et de toisons d’animaux naturellement momifiés découvertes sur des sites archéologiques. Il/elle participera également à une première expérience d’utilisation de l’imagerie multispectrale de photoluminescence pour proposer une première identification in situ non destructive des colorants. Cette technique devra aussi permettre de reconnaitre l’altération des couleurs originales qui peut avoir des conséquences pour l’interprétation des observations visuelles des motifs.
2023
Au début du IIe millénaire de notre ère, durant l’Anomalie Climatique Médiévale et la transition vers le Petit Âge Glaciaire (ACM-PAG, 1100-1450 CE), la culture thuléenne, formation archéologique à l’origine directe des Inuit1, se développe sur les côtes du détroit de Béring et de l’Alaska. Malgré de nombreuses études archéologiques dans la région, les indicateurs climatiques locaux restent rares ce qui limite notre compréhension des interactions complexes humains-environnement à cette période clef de l’émergence de la culture Inuit. La conservation exceptionnelle des bois d’architecture thuléens dans les sols gelés de la région est pourtant propice aux études dendro-chronologiques et -climatique mais ces bois sont longtemps restés inexploités. Récemment, deux chronologies isotopiques du carbone et de l’oxygène ont été réalisées sur des bois alaskiens (935 à 1157 CE). Elles ouvrent la voie vers une interprétation paléoclimatique locale et fournissent des résultats très encourageants pour dater des bois indatables en dendrochronologie conventionnelle. Cependant, ces chronologies sont courtes (222 ans) et reposent sur un faible nombre de bois (1 à 5). Le projet IsotOk est une approche interdisciplinaire innovante pour renforcer et poursuivre dans le temps ces chronologies isotopiques en appliquant la dendrochronologie conventionnelle et la dendroisotopie à l’une des rares collections dendroarchéologiques d’Alaska : les bois d’architecture du site thuléen de Nukleet (Nord-Ouest de l’Alaska) collectés en 1949. Hébergée à l’University of Alaska Museum of the North, ces bois sont demeurés inexploité. Après un nécessaire inventaire, nous proposons de mener l’analyse dendrochronologique de 70 bois, et l’analyse isotopique de 8 d’entre eux au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (CEA-Saclay). Ces chronologies renouvelées permettront d’exploiter le potentiel chronométrique et paléoclimatique de ces bois d’architecture et d’affiner à une résolution annuelle notre compréhension de l’environnement changeant des « premiers » Inuit du littoral alaskien.
2022
Pendant la période classique (AD 250-950), les Mayas interagissaient avec de nombreuses cultures voisines, mais on connait peu leurs relations avec des sociétés plus éloignées. De nombreux miroirs et plaques de jade, associés aux élites mayas, ont ainsi été découverts au Costa Rica, distant de plus de 1000 km (AD 300-700). Dans la zone maya, des coquilles de Spondylus ont souvent été excavées de sépultures liées aux élites, mais sont absentes des rivages proches de cette zone et abondantes au Costa Rica. Ce projet propose de réunir archéologues, archéomètres, tracéologues et archéozoologues pour déterminer les zones d'origine de ces biens de prestige et comprendre la nature et les modalités des relations entre ces régions. Les données archéologiques des objets étudiés seront analysées afin de documenter leurs contextes et cadres chronologiques. L'étude de leur provenance impliquera l’analyse chimique des pierres et adhésifs par un ensemble de techniques spectroscopiques, chromatographiques, de datation et isotopiques. Les microtraces à la surface des pierres seront caractérisées par tracéologie afin de comprendre les techniques lapidaires et de déterminer si elles ont été importées ou travaillées localement. Des matériaux en Spondylus provenant de la zone Maya seront soumis à des analyses malacologiques et isotopiques afin de connaitre leur lieu de recollection. L'étude iconographique et épigraphique du corpus de plaques et de miroirs nous permettra de documenter leur origine, date et statut dans l'aire maya. Enfin, nous confronterons les données dans leurs contextes géographiques et chronologiques afin de comprendre les distributions, productions, réutilisations et fonctions de ces biens dans les deux régions. Ce projet nous permettra de repenser les anciennes distinctions entre ce que l'on appelle la Méso-Amérique et ce qui est souvent considéré comme une "zone intermédiaire" afin de définir les entités qui les composent de manière beaucoup plus dynamique.
2021
L’objectif du projet RIOCAS est d’accroître les capacités et les performances analytiques de la dendro-isotopie en Ile-de-France. Il consiste en l’acquisition d’un spectromètre de masse de rapport isotopique (IRMS) couplé à un analyseur élémentaire Haute température (TC/EA) pour analyser la composition isotopique de l’oxygène, du carbone, de l’azote et du soufre (_18O, _13C, _15N et _34S) dans la cellulose, le bois et d’autres matières organiques végétales. Les partenaires du projet, issus de 7 laboratoires de recherche franciliens et d’un bureau d’études, prévoient d’utiliser le TC/EA – IRMS dans plusieurs chantiers d’envergure. Entre autres projets, ils envisagent de réaliser une reconstitution dendro-isotopique du climat médiéval en Ile-de-France et d’évaluer le potentiel de la dendro- anthracologie en paléoclimatologie, à partir des bois calcinés de Notre-Dame de Paris. Ils mettront également à profit les gains de productivité et de fiabilité offerts par ce nouvel équipement, pour explorer le potentiel de l’approche isotopique en paléobotanique et palynologie. Les bases de données qui en découleront, seront ouvertes à la communauté scientifique pour des applications pluridisciplinaires. Enfin, ce nouvel équipement permettra des développements novateurs ouvrant vers de nouvelles thématiques dans le domaine environnemental.
2020
Ce projet s’intéresse aux interactions entre deux aires culturelles qui ont joué un rôle prépondérant dans certains processus sociopolitiques des Hautes Terres mésoaméricaines: l’Ouest mexicain et le bassin de Mexico. L’étude des relations sociales inter-régionales est un sujet abondamment exploré par l’archéologie mésoaméricaine qui s'appuie traditionnellement sur les similitudes entre les productions matérielles concernées, en particulier la poterie. Depuis la mise en évidence dans le bassin de Mexico d’un Tertium Quid associé à une tradition céramique originaire de l’Ouest, au cours du Préclassique ancien (1000 - 800 av.J.-C), ce thème fait l’objet de débats récurrents. En effet, pour cette période,la nature des liens entre les deux régions reste mal comprise car les interprétations se fondent sur des correspondances stylistiques. C’est pourquoi le projet CHUPICERAM propose de combler cette lacune en exploitant de façon exhaustive le potentiel informatif du matériau céramique dans une perspective comparative. Le projet s’intéresse à la période préclassique moyenne et récente (600 av.J.-C. - 250 apr. J.-C.) au cours de laquelle se sont développés deux foyers culturels: Chupicuaro dans la vallée du Lerma (Guanajuato) et Cuicuilco dans le bassin de Mexico.Les analogies stylistiques mises en évidence au cours du XXème siècle ont été à l'origine d'hypothèses variées, mettant en scène des mouvements de population, des interactions d’ordre commercial ou des influences de nature politique et idéologique. Ces propositions prêtent souvent à Chupicuaro un rôle moteur, en tant que possible région d’émigration ou comme pôle de manufacture potière qui aurait distribué ses produits sur de longues distances. Pour préciser la nature et l’intensité de ces relations, CHUPICERAM étudiera les processus de fabrication de la céramique, depuis les stratégies d’acquisition des matières premières jusqu’aux produits finis. Le projet propose de caractériser les traditions techniques propres à chaque région, de comprendre les variations dans le temps, d’établir et d’interroger les liens entre les différents assemblages céramiques et, enfin, de discuter la question des relations inter-régionales en termes de proximité économique, sociale et culturelle. L’une des forces de CHUPICERAM est sa volonté d’appliquer une approche comparative méthodique en analysant un échantillon important et représentatif, et en intégrant à la fois des données archéologiques récentes sur Chupicuaro, et des collections muséales constituées à l’issue de fouilles réalisées dans la première moitié du XXème siècle, sur le site éponyme de Chupicuaro et dans le bassin de Mexico. C’est la première fois que ces différentes collections seront étudiées selon un protocole d’analyse commun, qui mobilise une palette d'outils complémentaires et adaptés à la nature des objets étudiés, tessons ou pièces complètes : études techno-stylistiques s’appuyant sur le concept de chaîne opératoire, identifications pétrographiques et minéralogiques, et analyses structurales comprenant des techniques de pointe non-invasives comme l’imagerie hyperspectrale, l’imagerie 3D, la spectrométrie de fluorescence X, ou encore les spectroscopies Raman et infrarouge. Nous considérons que seul le croisement de toutes ces approches permettra de dépasser les limites induites par les analogies stylistiques. Le projet regroupe des archéologues, des conservateurs de musée, des géologues et des spécialistes en physique appliquée et chimie analytique, originaires de différentes institutions mexicaines ou françaises. Ces chercheurs travailleront sur les mêmes échantillons pour répondre aux mêmes questions. En réunissant l’expertise française et mexicaine, CHUPICERAM releve le défi de remettre au premier plan deux cultures encore mal connues mais réputées pour avoir été parmi les plus singulières et créatives des traditions préclassiques mésoaméricaines.
2020
Le projet Archéologie et Lumière Structurée – ARLUS a pour objet de faire monter en puissance le volet 3D de la plateforme Archéoscopie de la MSH Mondes, en l’ouvrant à la numérisation 3D par lumière structurée. Ce volet, actuellement dédié à la restitution 3D par photogrammétrie, sera ainsi en mesure d’accroître son offre en matière d’acquisition et d’exploitation de données 3D et en matière de formation. Ces nouveaux équipements, deux scanners mobiles à lumière structurée, avec leurs ordinateurs associés, offriront de nouvelles perspectives de recherche et de valorisation pour les membres des laboratoires SHS et leurs étudiants. Ils interviendront dans de nombreux programmes de recherche interdisciplinaires pour répondre à des problématiques archéologiques, des problématiques de conservation et de valorisation de vestiges anciens comme plus récents, mais aussi à des problématiques méthodologiques.
2020
La caractérisation des matériaux archéologiques à différentes échelles d’observation (oeil nu, microscopie optique, MEB), nécessite très régulièrement la réalisation de prélèvements de blocs sciés avec des surfaces polies et la réalisation de lames minces (30 microns d’épaisseur). La réalisation de blocs, blocs indurés et lames minces est indispensable à la caractérisation pétrographique des artéfacts (silex, céramiques, terres cuites, métal, …) et des stratigraphies archéologiques (prélèvements de blocs pour la réalisation d’analyses micromorphologiques). En complément des analyses pétrographiques, ces blocs et lames minces peuvent faire l’objet d’analyses géochimiques (cartographie élémentaire de la surface par MEB, spectrométrie…). Suite à l’acquisition d’une « Rectilame » (arasement et rectification de lames minces) acquise en 2020 sur des crédits CNRS, l’UMR 7041 ArScAn souhaite acquérir l’ensemble des machines (polisseuse, tronçonneuse débiteuse compact de paillasse et stand d’enrobage et d’imprégnation) afin d’avoir une chaine complète de réalisation de blocs sciés et de lames minces. Ce matériel, qui sera installé dans le laboratoire de géoarchéologie géré par l’Equipe « Archéologie environnementale » de l’UMR ArScAn, sera à disposition des chercheurs de l’ensemble des unités de recherche de la MSH Mondes (UMR Trajectoires, UMR ArchAm, UMR Pré-Tech). Il sera également utilisé par des étudiants de Master en archéologie, de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, dans le cadre d’un module de ce Master. Ce projet s’insère donc dans une double dynamique de recherche et d’enseignement, soutenue par l’UMR 7041 et par l’USR de la MSHM.
2020
NumArchAm est un projet de valorisation portant sur les fonds documentaires issus des missions archéologiques françaises menées dans les Amériques depuis 1973. Débuté en 2019, une procédure de gestion électronique a été élaborée et 3 fonds (999 diapositives) traités et mis en ligne sur la « Base documentaire du laboratoire Archéologie des Amériques » avec leurs métadonnées Dublin Core et Nakala. Ce premier ensemble correspond à 20 % du total du matériel patrimonial à intégrer à la base, et près de dix autres fonds (± 5000 diapositives) nécessitent un traitement similaire. Le stagiaire aura la responsabilité du processus de numérisation et d’indexation de quatre fonds photographiques : deux mexicains (Chupícuaro et Barajas, ±2000), un guatémaltèque (la Joyanca, ±800) et un amazonien (Equateur et Guyane, ±500). Il mènera différentes activités impliquant le plan de nommage, la numérisation, le traitement des images, le renommage systématique, la structuration des données et des métadonnées en vue de leur versement sur Nakala et de leur traitement par lots. Ce stage permettra au candidat de développer ses connaissances en gestion numérique et dématérialisée de documents ainsi qu’en indexation et interopérabilité (thesaurus Pactols). Il aura aussi l’opportunité de traiter des fonds inédits et d’être confronté aux problématiques de valorisation des fonds patrimoniaux (intégrité et pérennisation des données, contextualisation, droits d’image et question d’accès).
Provenance des données
Sources : RNSR (MESR), Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.