TEMPS · Unité mixte

Technologie et Ethnologie des Mondes PréhistoriqueS

L’UMR 8068 « Technologie et Ethnologie des Mondes PréhistoriqueS » est un laboratoire d’archéologie qui couvre un large spectre chronologique et géographique. Son activité scientifique s’articule autour de trois axes principaux (les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique de l’Europe occidentale ; les sociétés en cours de néolithisation au Levant, en Afrique et en Europe ; les sociétés maritimes transpacifiques allant de l’Asie à l’Amérique du sud) et 5 thèmes transversaux (pratiques techniques et symboliques ; ressources ; territoires ; histoire de la pratique archéologique ; élaboration de référentiels).

Texte : scanR

1 146

Publications HAL

65

Chercheurs

9

Projets

Site du laboratoire ↗Publications dans HAL ↗

Tutelles

Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, Université Paris Nanterre, Centre national de la recherche scientifique

Localisation

Nanterre

Création

2022

Identifiants pérennes

Références de cette unité dans les référentiels publics : elles servent à la recouper avec d’autres sources, et ne changent pas quand le nom change.

Domaines

Part des publications HAL par domaine

Archéologie et Préhistoire

660

Anthropologie sociale et ethnologie

82

Histoire

59

Sciences de la Terre

34

Anthropologie biologique

25

Art et histoire de l'art

23

Milieux et Changements globaux

13

Etudes sur le genre

10

Héritage culturel et muséologie

10

Environnement et Société

9

Mots-clés fréquents : archéologie, archaeology, préhistoire, lithic industry, neolithic, prehistory, archives, lithic technology, néolithique, paléolithique supérieur

Chercheurs

65 personnes ayant publié depuis 2022

Projets

9 projets

ANR

2024

MOBILITH — Mobilité et migration des sociétés néolithiques par le prisme des réseaux d'apprentissage. Les productions lithiques à la charnière des VIe et Ve millénaires avant notre ère.

Le projet MOBILITH est basé sur l’étude des industries lithiques taillées des premières communautés agro-pastorales d’Europe continentale (5250 à 4750 avant notre ère). Ce cadre spatio-temporel voit en effet le morcellement du Rubané en une mosaïque d’entités culturelles. Quatre fenêtres d’étude situées en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en République tchèque sont sélectionnées car elles reflètent des trajectoires culturelles distinctes. L’analyse sera alors centrée sur la restitution des réseaux d’apprentissage et de circulation des matières premières. Il s’agira alors, en proposant une modélisation de l’évolution de ces réseaux basée sur une approche démographique et une analyse des réseaux sociaux, de comprendre la nature et l’impact de la mobilité dans les trajectoires culturelles perçues par l’archéologue. Ce projet de 42 mois se structure alors autour d’une combinaison de méthodes d’étude originale dont la portée s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’Axe D.06 de l’ANR (Études du passé, patrimoines, cultures). La perspective diachronique adoptée permettra notamment d’apporter un éclairage nouveau sur l’évolution culturelle par le prisme d’une archéologie de la transmission des savoir-faire techniques.

DIM Ile-de-France

2024

CARTOSILEX — CARTOSILEX ouvert

Le projet consiste à réaliser les développements informatiques afin de répondre aux besoins suivants : (i) Créer une application cartographique web en code ouvert permettant de diffuser ces données vers la société capable de fonctionner sur tout type de support, d’environnement informatique et d’interface (ii) Développer une application mobile en code ouvert pour la géolocalisation, le travail collaboratif et la diffusion des données ayant trait aux ressources siliceuses utilisées pendant la Préhistoire en s’appuyant sur la solution MERGIN Maps pouvant fonctionner sur de nombreux types de dispositifs mobiles sous Android et iOs et l’extension MERGIN Maps pour le logiciel de système d’information géographique QGIS (iii) Créer la base de données à partir des deux applications développées en code ouvert. Le projet permettra la publication des données et métadonnées sous licence ouverte et les applications seront également publiées en code ouvert. L’ensemble du projet permettra ainsi de répondre aux principes FAIR en facilitant la réutilisation des outils développés et des données et métadonnées publiées, conformément aux préconisations des plans nationaux de la science ouverte.

DIM Ile-de-France

2024

CORE — Collections de référence, Ordonnancement et REcension

Le projet CORE a pour but d’engager un travail systématique pour produire et développer une plateforme pleinement opérationnelle des collections de référence au sein de l’UMR 8068 TEMPS. Cette plateforme réunit des collections de différentes natures (archéologiques, expérimentales, naturalistes, ethnologiques), pour lesquelles l’état des connaissances n’est pas uniforme. Le projet CORE vise justement à offrir un accès efficace et documentée de toutes les collections de référence de l’UMR 8068 TEMPS. Ceci nécessite, au préalable, la mise en œuvre d’un travail systématique pour rendre homogène l’organisation des collections dans leur dimension physique, qui implique : (1) la création d’une procédure pour identifier chaque élément au sein de tous les référentiels ; (2) la production des BDD relatives à chacune de ces collections et les publications qui s’y rattachent ; (3) le déploiement d’un agencement ergonomique des référentiels garantissant une consultation facilitée. Le projet CORE cible plusieurs publics souhaitant accéder physiquement aux collections de référence de la plateforme. En premier lieu, les chercheurs, post‐doctorants et doctorants pourront consulter ces collections, dans le but de les compléter, voire d’en créer de nouvelles, ou bien de promouvoir de nouveaux projets de recherche ou d’expérimentations collaboratifs. En deuxième lieu, ces référentiels sont destinés aux enseignants des universités Paris 1 Panthéon‐Sorbonne et Paris‐Nanterre ou des membres du DIM, intéressés par des supports pédagogiques pour leurs étudiants. Enfin, en dernier lieu, certaines collections ou parties de collection serviront de supports démonstratifs ou illustratifs à destination du grand public lors d’événements s’inscrivant dans une démarche de Science ouverte (Journées européennes de l’Archéologie ou du Patrimoine, Fête de la Science).

ANR

2023

EArTH — Architecture en terre, traditions et patrimoine. Durabilité de l'architecture et pratiques sociales des communautés néolithiques au Proche-Orient et dans ses marges.

Le projet ERC Starting Grant EArTH a pour objectif de documenter l’évolution technique de l’architecture de terre au cours du Néolithique (12000-5000 BC) au Proche-Orient et dans ses marges (Caucase, Anatolie, Chypre) afin de définir quels sont les mécanismes évolutifs (invention, diffusion, adaptation) en architecture de terre et les modalités de transmission des techniques de construction. La construction en terre crue représente un patrimoine transhistorique universel vieux de plus de 11000 ans au Proche-Orient. Plus encore, il a été observé que des points de convergence technique sont attestés dans toutes les aires géographiques de genèse de l’architecture de terre et cela dans des contextes socio-culturels et historiques variés disséminés sur l’ensemble du globe (Asie Centrale, Amériques, Afrique, Europe et Proche-Orient). Toutefois, ce projet défend l’hypothèse que l’origine et le développement de ces innovations recouvre une histoire complexe et semblent se décliner en de multiples variantes, liées à la disponibilité des ressources naturelles, à des choix techniques ou culturels et à des évolutions sociales. Le projet ERC Starting Grant EArTH nécessite la mise en place d’un programme ambitieux mobilisant différents contextes socioculturels et historiques pour définir des mécanismes universels en architecture. À cet égard, ce projet entend dépasser la stricte approche archéologique pour obtenir une vision anthropologique détaillée des sociétés passées par l’étude des populations anciennes et actuelles selon une approche comparatiste. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire qui est basé sur une approche multiscalaire combinant un travail de terrain et en laboratoire – par des fouilles archéologiques en Iraq et en Azerbaïdjan et des études archéométriques de matériaux de construction et de sols – des enquêtes ethnographiques – par des terrains menés auprès de populations actuelles en Afrique de l’Est (Djibouti, Éthiopie, Soudan), dans la Péninsule Arabique (Oman) et en Amérique du Nord (Mexique) – et la création d’un modèle de simulation multi-agents à partir des données empiriques récoltées afin de définir les processus de diffusion des techniques de construction et les mécanismes d'échange. Le projet ERC Starting Grant EArTH poursuit les objectifs suivants : 1) Fournir une étude complète des vestiges architecturaux au Proche-Orient et dans ses marges soutenue par la mise en place d’une base de données et d’un SIG unique pour la région ; 2) Analyser les voies d’approvisionnement des ressources et les dynamiques de mobilité à une échelle multiscalaire (site, territoire, région) afin d’interpréter les mutations architecturales sur la longue durée et mettre en évidence les réseaux d’interaction régionaux et extra-régionaux ; 3) Explorer les transferts et les phénomènes sociaux (déplacement de populations, processus d’acculturation totale ou partielle, diffusions ou non-diffusions culturelles) afin de définir les modes de structuration des réseaux sur les échanges d’idées et de savoir-faire en architecture ; 4) Comprendre l’impact environnemental, culturel et social selon les choix techniques réalisés par les populations. Au vu de l’extinction progressive des savoirs traditionnels et du remplacement de la terre crue par des matériaux modernes face à une pression économique et sociale grandissante, il devient urgent de documenter ce patrimoine commun de l’humanité, chaque jour davantage menacé. Les connaissances acquises par le projet ERC Starting Grant EArTH permettront d’envisager des solutions durables face aux défis démographiques et écologiques actuels. Les qualités d’un matériau terre (isotherme, économique, recyclable) en voie de disparition doivent être valorisées à l’heure où les enjeux écologiques sont au cœur du débat public. Dans ce cadre, la sauvegarde de ce patrimoine vivant et des connaissances techniques ancestrales s’avère un enjeu de société crucial face à la globalisation des cultures.

ANR

2023

PASTAtolls — Approche pluridisciplinaire des socio-écosystèmes des atolls polynésiens dans le temps

Les atolls du Pacifique tiennent aujourd’hui une place importante dans les débats relatifs aux effets globaux du réchauffement climatique et de la montée des eaux. La mise en œuvre des capacités de résilience des populations des atolls y est souvent soulignée mais peu de cas est fait de la longue histoire de l’occupation et de l’adaptation humaine aux conditions environnementales hostiles et contraignantes de ces îles si particulières. Afin d’éclairer ces processus complexes, le projet PASTAtolls propose une approche pluridisciplinaire et multifocale de l’évolution des socio-écosystèmes d’atolls en Polynésie Centre-Orientale (actuelle Polynésie française) sur la longue durée. Si les atolls polynésiens sont bien documentés du point de vue écologique, il en va différemment dans le domaine des SHS avec des travaux éparpillés et disparates. Ainsi, ces sociétés insulaires ont longtemps été considérées comme incapables de complexité car soumises à des milieux perçus comme trop contraignants par les observateurs occidentaux. Ce déterminisme environnemental a plus récemment été remis en question par des travaux en archéologie et anthropologie menés en partie par des membres de notre équipe. Néanmoins, nos connaissances sur les relations Polynésiens-atolls restent encore parcellaires. C’est l’objet de ce projet que de combler cette lacune, en appréhendant les modes de vie originaux, passés et actuels, des habitants des atolls alors même qu’ils sont confrontés à de nouveaux défis, notamment liés au changement climatique. Le projet s’organise autour de quatre objectifs : 1. Affiner la chronologie de l’histoire géologique et de l’occupation humaine des atolls polynésiens, 2. Documenter les processus d’introductions de plantes et d’animaux et leurs impacts sur les écosystèmes, 3. Reconstituer les savoirs et savoir-faire techniques traditionnels menacés de disparition, et 4. Examiner les représentations symboliques entretenues par les populations avec leur environnement par la documentation des pratiques rituelles anciennes. PASTAtolls est un Projet de Recherche Collaboratif (PRC) d’une durée de quatre ans à huit partenaires, regroupant, pour la première fois, un ensemble d’experts en Sciences Humaines et Sociales et Sciences de l’Environnement (archéologues, anthropologues, linguistes, paléobotanistes, géomorphologues) engagés de longue date sur les atolls polynésiens. L’approche pluridisciplinaire, structuré en huit work-packages, sera appliquée à cinq atolls-cibles appartenant à trois archipels différents aux conditions environnementales et aux trajectoires culturelles variées (d’Ouest en Est : Teti’aroa, Niau, Anaa, Takume et Temoe). Plusieurs missions de terrain permettront la collecte de données au travers des fouilles archéologiques, d’études paléoenvironnementales et de recueils ethnographiques et linguistiques. Si les questions et les enjeux du projet concernent avant tout les SHS, ils contribuent également à restituer une dimension diachronique de la biodiversité, cruciale pour les biologistes. Il s’agit aussi d’une contribution à la connaissance des mécanismes de résilience des populations du Pacifique, qui résonnent particulièrement aujourd’hui à l’heure de grands défis globaux.

DIM Ile-de-France

2023

GEOA2 — Acquisition d’un ICP-OES pour analyses géochimiques élémentaires appliquées aux géosciences et à l’archéologie

La caractérisation géochimique des matériaux géologiques et archéologiques est primordiale pour comprendre leur nature, origine, interactions avec l’environnement et leur évolution chimique au cours du temps. D’un point de vue analytique, cela nécessite la capacité de mesurer une grande variété d’éléments, qu’ils soient majeurs (abondance >1%), mineurs (0.1–1%) ou traces (<0.1%) avec précision et rapidité sur des échantillons relativement petits. Dans cette optique, ce projet vise à acquérir un ICP-OES (spectroscopie d’émission optique à plasma à couplage inductif) de dernière génération, permettant d’analyser en solution jusqu’à 70 éléments simultanément, en quelques minutes, avec des concentrations de quelques μg/L, sur quelques millilitres d’échantillon, quel que soit le nombre d’éléments mesurés. Cet instrument permet de mesurer des échantillons de nature variée, aussi bien liquides que solides (après digestion multi-acides ou par fusion alcaline). Il est donc bien adapté à l’analyse d’échantillons géologiques (roches, sédiments, sols, coquillages, coraux, concrétions, eau douce et salée), ainsi qu’aux matériaux archéologiques ou patrimoniaux (ossements, poteries, bijoux, peintures). L’ICP-OES sera installé au laboratoire GEOPS où il remplacera un AAS en fin de vie. Il sera géré par des personnels techniques ayant déjà une grande compétence sur les analyses de type ICP-MS et AAS et sur la préparation d’échantillons variés en salles propres. L’instrument complètera le parc instrumental existant à GEOPS et dans la plateforme PANOPLY. Ce projet est soutenu par un large consortium de partenaires franciliens, comprenant des laboratoires actifs en reconstructions paléoenvironnementales, géologie du Quaternaire, archéologie et géoarchéologie (GEOPS, LSCE, LGP, LAPA/IRAMAT, ArScAn et TEMPS). L’utilisation mutualisée de l’instrument ouvrira de nouvelles collaborations entre ces laboratoires et permettra à plusieurs laboratoires d’archéologie de développer davantage l’archéométrie et la géoarchéologie.

DIM Ile-de-France

2023

WBRG_2024 — 15e Rencontre internationale du Groupe de recherche sur le travail des matières dures d’origine animale

La 15e Rencontre internationale duWorked Bone Research Group aura lieu à Paris en mai 2024. LeWBRG est un groupe international de travail de l’International Council for Archaeozoology (ICAZ). Il réunit des archéologues et archéozoologues engagés dans l’étude des matières dures d’origine animale travaillées, du Paléolithique au Moyen âge, sur un vaste champ géographique (Afrique, Asie, Amérique, Europe, Océanie). Cette communauté participe ainsi à mieux comprendre les relations humain/animal sur le temps long, sur le plan économique, social, symbolique et par extension les relations humains/environnement. Le WBRG structure ainsi une communauté qui ne cesse de s’agrandir et œuvre à en homogénéiser les « bonnes » pratiques. Par la diversité et la richesse des participants qu’il agrège, il offre un cadre de confrontation précieux des pratiques selon les pays et les périodes chronologiques. Les rencontres bisannuelles du WBRG permettent de renforcer les liens entre chercheurs et étudiants en offrant un espace d’échanges, creuset à de nouvelles collaborations et au maintien de liens interinstitutionnels entre les pays. La thématique des « matériaux du patrimoine » est au cœur de la 15e rencontre du WBRG. Pleinement ancrées dans les sciences humaines, les thématiques de cette manifestation intègrent aussi les sciences des matériaux et sont donc à même de favoriser les échanges interdisciplinaires, mais aussi trans-chronologiques et « trans-matériaux ». Cette rencontre est ainsi structurée autour de huit sessions abordant la démarche expérimentale, les interactions entre matériaux, les structures sociales et les traditions culturelles ; les innovations et stabilités techniques ; les avancées en archéométrie et les questions d’éthique associées. Cette manifestation scientifique doit aussi favoriser les ponts intergénérationnels, raison pour laquelle une session a été pensée comme une tribune libre dédiée aux étudiants de Masters et de Doctorat. La table ronde se tiendra dans le cadre des Séances de la SPF et fera l’objet d’une publication en ligne en open access.

DIM Ile-de-France

2023

EVOL — EVolution et chronOLogie du Paléolithique inférieur en Basilicate (Italie)

Cette thèse vise à améliorer les connaissances actuelles sur les natures et rythmes des changements culturels et comportementaux ayant eu lieu au cours du Paléolithique inférieur en Basilicate dans le sud de l’Italie (de 780 000 ans à ~ 350 000 ans). Pour cela, ce projet ambitionne d’obtenir des données géologiques, géochimiques et chronologiques robustes pour plusieurs sites archéologiques majeurs et séquences géologiques de cette période. Alors que l’obtention de chronologies fiables pour des sites associés à l’émergence en Europe de la culture dite « acheuléenne » (industries de façonnage dont l’outil emblématique est le « biface ») constitue toujours un obstacle majeur à la compréhension des changements évolutifs du Paléolithique européen dans sa globalité, la région de la Basilicate de par sa géologie, constitue un laboratoire unique à l’échelle européenne, propice au développement d’approches multidisciplinaires. Cette zone, fortement tectonique et associée à une forte activité volcanique, est propice à la conservation des vestiges (enfouissement rapide) mais aussi à leur datation. Les objectifs de la thèse sont les suivants : 1) Améliorer la datation de plusieurs sites majeurs de cette zone (Cimitero di Atella, Notarchirico et Loreto) par une approche muti-méthodes incluant des datations 40Ar/39Ar, de la téphrochronologie, des datations ESR et ESR-U/Th. 2) identifier et étudier par sédimentologie et géochronologie) d’autres localités du Paléolithique inférieur à fort potentiel archéologique mais également paléo-environnemental dans la région ; 3) caractériser d’un point de vue géochimique et géochronologique l’histoire éruptive du volcan Vulture, principale source des dépôts volcaniques datables dans cette zone et retrouvés dans les séquences archéologiques et paléo-environnementales.

DIM Ile-de-France

2022

DOM-NAT — L’invention de la maison durable chez les primo-sédentaires du Proche-Orient : analyse de la matérialité d’un espace domestique pratiqué et transmis au fil des générations

L’adoption durable de la sédentarité par des chasseurs-cueilleurs à la fin du Paléolithique est un tournant majeur des sociétés humaines qui dès lors inventent une nouvelle forme d’habitat, de nouveaux modes de circulation et d’interaction avec le milieu et une nouvelle façon d’être au monde. C’est dans le Natoufien ancien du Levant (13 100-11 600 av. J.-C.) qu’apparaissent les toutes premières maisons rondes à murs de pierres regroupées en hameaux. L’un des plus remarquables est celui d’Eynan Mallaha, en Galilée, occupé pendant près de 2500 ans. La maison la plus ancienne et la plus massive de ce site, reconstruite à plusieurs reprises, a fait l’objet d’un enregistrement archéologique exemplaire entre 1961 et 1976. Cela permet aujourd’hui un retour sur l’analyse spatiale et diachronique, grâce à des outils et des questionnements scientifiques qui ont largement évolué. Ce projet post-doctoral a pour ambition de reconstituer l’organisation de cet espace domestique durable où un minimum de 5 sols et 3 phases de construction (abris 131-51-62) se superposent. Aujourd’hui, les outils numériques et statistiques permettent, à partir du traitement et de l’analyse des archives archéologiques, de réunir efficacement l’ensemble des données produites sur les objets mobiliers et les éléments architecturaux qui constituent cette succession d’évènements. L’objectif est d’abord de mieux définir les périodes d’occupation successives, l’alternance entre vivants et défunts qui partagent cet espace, les phases d’abandon, de restauration et de reconstruction. D’autre part, il s’agit de comprendre la structuration de cet espace : aires d’activité, de repos ou de passage ; placement, circulation et interactions des objets utilitaires et symboliques ; gestion des déchets. Une synthèse comparative permettra de proposer des hypothèses quant aux modalités de construction et d’usage de l’espace et leur transmission au fil des générations, d’en discuter la stabilité et d’identifier ainsi les repères structurant l’espace domestique de ces jeunes sociétés sédentaires.

Provenance des données

Sources : RNSR (MESR), scanR, Annuaire de l’établissement, HAL. Données consolidées le 27/10/2026. Une erreur ? Elle se corrige dans la source d’origine (HAL, RNSR, annuaire) ; voir comment.